Le spécialiste français du bien-être par l’eau Calicéo change d’échelle. Le groupe lyonnais, fondé en 1997, vient de finaliser un financement de plus de 240 millions d’euros pour soutenir une nouvelle phase de croissance. L’opération combine plusieurs briques de financement. L’entreprise implantée à Sainte-Foy-lès-Lyon a sécurisé 145 millions d’euros de dette bancaire, dont 80 millions d'euros déjà confirmés et 65 millions d'euros supplémentaires prévus à terme. À cela s’ajoute un apport en fonds propres et en dette privée porté par les investisseurs historiques et plusieurs partenaires financiers, pour un montant total permettant de dépasser 240 millions d’euros.
Installé à proximité des grandes métropoles françaises, Calicéo exploite aujourd’hui 11 centres de balnéothérapie en France et en construit un douzième. L’entreprise, qui emploie près de 450 salariés, prévoit de dépasser les 70 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026, après avoir accueilli 2,5 millions de visiteurs en 2025.
Limiter la dilution des dirigeants et actionnaires historiques
Ce tour de table réunit plusieurs acteurs financiers déjà présents au capital ou aux côtés du groupe depuis plusieurs années. Le fonds d’investissement Ekkio Capital, partenaire de Calicéo depuis 2018, renouvelle notamment son engagement aux côtés de LGMH, GF Investissement, BNP Développement, Bpifrance, Carvest, CIC Private Debt et LGT. En parallèle, un pool bancaire composé de plusieurs caisses régionales du Crédit Agricole, de LCL, de Caisses d’Épargne régionales, d’Arkéa et de Bpifrance apporte des financements complémentaires.
Concrètement, cette opération repose sur trois leviers. Les fonds propres apportés par les investisseurs servent à renforcer durablement la solidité financière du groupe et à soutenir sa croissance. Une partie du financement passe également par de la dette privée, apportée par des acteurs spécialisés comme CIC Private Debt. Enfin, les banques financent les futurs projets immobiliers et les ouvertures de centres via des emprunts classiques. Ce montage hybride permet à Calicéo de disposer de moyens importants tout en limitant la dilution du capital des dirigeants et actionnaires historiques.
Un concept de bien-être à la portée de tous
"Depuis huit ans, nous construisons Calicéo avec une conviction simple : le bien-être de qualité doit être accessible à tous. Ce nouveau cycle d’investissement nous donne les moyens de porter cette ambition bien au-delà de nos frontières actuelles", souligne Marc Léonard, président de Calicéo.
Le groupe entend d’abord poursuivre son maillage territorial en France. Après cinq ouvertures en quatre ans, dont Lille en 2025 et Strasbourg en 2026, plusieurs projets sont à l’étude. Calicéo prévoit notamment un cinquième centre en Île-de-France après celui de Noisy-le-Grand attendu en 2027. Le groupe travaille aussi sur une implantation dans la région d’Aix-Marseille et étudie des opportunités sur la Côte d’Azur, notamment à Nice.
Développer des hammams premium
Une partie des fonds servira également à développer Les Cent Ciels, marque de hammams premium acquise par Calicéo en 2024. L’enseigne doit ouvrir fin 2026 un nouveau centre à Paris, dans le 14e arrondissement, à Alésia. Ce site inaugurera un concept modernisé, avec des espaces aquatiques plus importants et une expérience davantage tournée vers l’immersion sensorielle. Toulouse et Nantes figurent aussi parmi les villes ciblées pour les prochaines implantations.
Enfin, ce financement ouvre la voie à l’internationalisation de la marque Calicéo. Le groupe travaille déjà sur des projets à Londres et Bruxelles, deux marchés jugés porteurs pour les activités de bien-être urbain. L’entreprise n’exclut pas, à terme, d’autres développements hors d’Europe.
Avec cette opération, Calicéo veut confirmer sa position de référence sur un marché du bien-être en forte croissance. Le groupe mise sur un modèle mêlant accessibilité, implantation périurbaine et fréquentation régulière pour continuer à séduire une clientèle de proximité.