Legrand est en chute de tension. Impacté par la crise du bâtiment, le groupe limougeaud veut refaire du muscle. Il prévoit de réduire son nombre de sites en France à quatorze à l’horizon 2028, et de supprimer 178 postes. Le fabricant de matériels électriques (prises, interrupteurs, tableaux électriques, parafoudres, répartiteurs, etc.) va transférer progressivement les activités de quatre sites qui fermeront (situés en Haute-Vienne, près de son siège social, Charente-Maritime, Charente et Isère) vers d’autres sites ; sur ceux-ci, 80 millions d’euros seront investis. Son usine en Sarthe bénéficie de cette restructuration. Sur le site de Sillé-le-Guillaume, où travaillent quelque 375 collaborateurs, 5,6 millions d’euros vont être investis et 28 personnes embauchées en CDI, a confirmé le directeur du site, repris par la presse locale. Legrand (9,4 Md€ de CA 2025, 38 000 salariés dans le monde) va confier à cet établissement les activités de câblage, injection et assemblage de Châlus (Haute-Vienne). Legrand France veut ainsi faire de son usine sarthoise son centre d’excellence pour la production des tableaux montés câblés électriques résidentiels.