Certes, la crise financière mondiale n'a pas ménagé la Caisse d'Épargne de Midi-Pyrénées (CEMP) mais «aucun acteur économique ne l'a été», rappelle Bernard Sirol. Le président du conseil d'orientation et de surveillance a même plutôt tendance à penser que la CEMP «a bien résisté», comme en attestent la progression de son nombre de sociétaires (+16.000) et le montant record de l'épargne collectée: 17Mds€ (+1,1% par rapport à 2007) dont 434M€ pour le seul Livret A. À ce moindre impact, Bernard Sirol trouve deux explications principales: la stratégie de développement régionale de la CEMP et sa politique de maîtrise des risques: «Les traders n'ont pas leur place à la Caisse d'Épargne de Midi-Pyrénées!», lance-t-il. Et si l'attribution des crédits s'est tassée en 2008, c'est, selon lui, en raison de la faible demande des ménages et des entreprises: «Les conditions d'octroi des prêts n'ont pas changé et nous n'avons jamais fermé le robinet des crédits pour qui que ce soit.» Concernant le développement régional, la CEMP a versé 557M€ de crédit aux collectivités et entreprises régionales. Elle a en outre subventionné 314 projets d'économie sociale et solidaire pour un montant de 3,4M€. Quant aux prévisions pour 2009, le président du directoire Pierre Carli préfère rester prudent et tabler sur une reprise «modérée» de son produit net bancaire (+5% contre -9,9% en 2008) et une progression «plus sensible» du résultat net, à un niveau intermédiaire entre 2007 (83M€) et 2008 (50,1M€).
À l'heure du bilan financier de l'année 2008, la Caisse d'épargne de Midi-Pyrénées se veut rassurante.