Alors qu'elle affiche un résultat net négatif, la compagnie aérienne filiale d'Air France va devoir trancher, en septembre, sur l'avenir de sa politique de sponsoring voile. Depuis 2006, Brit Air est engagé avec le skipper de la baie de Morlaix Armel Le Cleac'h, d'abord sous forme d'un contrat de trois ans (1M€ par an) puis de deux contrats annuels (environ 700 K€ par an). Le partenariat actuel s'achève à l'issue de la prochaine Route du Rhum-La Banque Postale. «Cette année, la décision est plus importante car on est très prêts du Vendée Globe (2012, ndlr). Soit on s'engage sur deux ans et on choisit de faire le Vendée, soit on arrête. Mais il n'y aura pas d'alternative», explique Anne Le Bour directeur de la communication.
«Un partenariat rentable»
Rien n'est bouclé, mais il serait quand même étonnant que Brit Air jette l'éponge. Cette année, le ?chacal? a raflé la Solitaire du Figaro, la Transat AG2R et le record SNSM. Tandis qu'en 2008, il bouclait son Vendée Globe en deuxième position. « L'an dernier, avant la Transat Jacques Vabre, nous avions mesuré un triplement de la notoriété de Brit Air sur la période 2006-2009. Bien sûr que c'est rentable», assure Anne Le Bour. Sur la seule Transat AG2R, l'équivalent publicitaire des coupures presse, spot radio et télé est évalué à 400K€ pour un investissement de 70K€. «La maturité du projet est parfaite. Nous commençons à récolter les fruits du travail mené...»
C'est en septembre que Brit Air décidera d'embarquer ou non avec Armel Le Cleac'h pour le Vendée Globe 2012.