Jean-Yves le Drian a été réélu à la présidence de la Région Bretagne avec 51,4 %, devant Marc Le Fur (LR, 29,72%) et Gilles Pennelle (FN, 18,87%). Il avait annoncé qu’il resterait ministre de la Défense le « temps qu’il faudrait ». Jusqu’à présent, c’est Pierrick Massiot qui assurait l’intérim. Jean-Yves le Drian doit annoncer cette semaine comment l’organisation évoluera sur ce mandat.
Pendant la campagne, le candidat avait affiché trois priorités sur le volet économique :
1 - Des nouveaux modèles économiques et de l’innovation.
« La nouvelle Bretagne économique doit encore plus faire confiance aux territoires et aux entrepreneurs. Il faut nous positionner comme un acteur européen de l’énergie, tant sur la production avec les énergies marines renouvelables, que sur le stockage ou sur la gestion intelligente en valorisant notre savoir-faire numérique. Nous poursuivrons l’augmentation de notre autonomie énergétique en commençant par les îles. Dans cette logique, nous mettrons en œuvre une conférence annuelle de la transition écologique tout en poursuivant le travail engagé pour améliorer la qualité de l’eau ou en allant chercher de nouvelles compétences en matière de déchets pour développer l’économie circulaire. J’entends faire de la Bretagne la région leader en Europe sur la cybersécurité et la protection des données. Nous soutiendrons également les nouveaux usages, par exemple dans le domaine de la formation.
Nous investirons pour rester leader sur les marchés de l’alimentation et se positionner sur des marchés à forte valeur ajoutée. Pour réussir cette ambition nous proposons de lancer un plan régional des agricultures sous appellations d’origine et signes de qualité ou de travailler sur l’idée d’un groupement régional d’achat. »
2- La formation et l’éducation
« Nous avons besoin de mieux adapter nos formations à la réalité des besoins économiques et sociaux de la région. Nous voulons développer l’utilisation du numérique dans l’éducation. Nous pouvons désormais franchir une nouvelle étape en rapprochant lycées et universités pour faciliter la poursuite d’études. Avec notre politique de formation, nous pouvons faire se rejoindre justice sociale et développement économique. Nous proposerons un grand accord social dans ce domaine. Nous travaillerons sur la continuité entre le lycée et l’enseignement supérieur. Nous développerons la formation professionnelle et l’apprentissage à tous les niveaux. »
3- Jouer collectif
« Il faut développer une logique de collectif à tous niveaux, de l’anticipation à la conquête des marchés, à l’innovation, à l’international. Le dialogue social doit se retrouver à tous les étages tout comme le développement de partenariats entre le public et le privé. »