Quelle image de la Bretagne d’affaires avez-vous envie de voir véhiculer ?
Je travaillerais une image un peu tendance. L’image d’un homme ou d’une femme d’affaires en costume, un computer à la main, contemplatif, pieds nus sur la plage. Aujourd’hui, il faut jouer sur l’image de l’individu dans son contexte : une mer avec une île où il fait bon vivre, où l’on se sent heureux d’être ensemble, apaisés. Nous sommes au retour vers soi, à la réflexion.
Qu’est-ce qui a changé ?
En incentives, les esprits ont changé. Nous ne sommes plus dans l’image sportive du saut à l’élastique ou du rafting. Aujourd’hui, ce sont des valeurs de vie ensemble, d’écoute, qui génèrent donc d’autres situations, d’autres lieux où l’on se retrouve face à soi. La Bretagne a des atouts pour cela. Là où il faut être, non plus pour la mode, mais où l’on retrouve les aspirations du monde actuel.
Qui voulez-vous attirer ? Avec qui sommes-nous en concurrence ?
Nos cibles sont les entreprises du grand Ouest bien sûr, mais aussi l’Ile-de-France, le Nord - Pas-de-Calais et Rhône-Alpes. Il nous manque une clientèle lointaine. Aujourd’hui, nous enregistrons des séjours courts et une clientèle locale à 300 kilomètres à la ronde. Les opérations nationales ne représentent que 20%. Il faut fidéliser la clientèle locale, mais aussi développer la clientèle nationale et internationale. Avec l’arrivée de la LGV Ouest, la Bretagne se rapprochera de ces régions. Notre destination est aussi tendance et accessible que Deauville, Biarritz ou LaRochelle.
Quelle place voyez-vous pour Rennes en particulier ?
Rennes a été relativement discrète pendant des années, mais va prendre son envol. Elle était un peu endormie depuis des années, sans centre de congrès. Et son accessibilité n’était pas évidente, mais elle va s’améliorer sensiblement. La ville, qui sera bientôt à 1h27 de Paris en TGV et aura son centre de congrès au Couvent des Jacobins, est comparable à des destinations comme Reims, Bordeaux, Vichy.
Le centre de congrès arrive au bon moment, en concomitance avec la LGV. Il faut maintenant travailler en amont pour faire parler de nous ! Je fais le vœu de réunir les forces commerciales de Rennes et Saint-Malo, complémentaires. Nous avons des opérations à mener de concert. Notre faiblesse reste aussi le fait de ne pas avoir de gros porteur en hôtellerie…