Bretagne : Incubateur Produit en Bretagne : « nous avons des atouts ici »

Bretagne : Incubateur Produit en Bretagne : « nous avons des atouts ici »

Trois question à David Mérieau, responsable de l’incubateur Produit en Bretagne - Brest Business School (Brest BS).

Cela fait bientôt 10 ans que l’incubateur est né. Où en êtes-vous ?

Depuis 2006, 31 entreprises innovantes ont été incubées. Nous restons généralistes mais nous avons acquis au fil du temps des compétences notamment en matière de création de sites internet. Nos entreprises sont aussi bien dans le BtoB que dans le BtoC. Parmi les entreprises emblématiques, on peut citer Zéro Gâchis, Me & MyBoss, Auris Solutions, Agelyance, etc.

Vous êtes implanté dans une école de commerce. Qu’est-ce que cela change ?

La dynamique entrepreneuriale se propage auprès des étudiants. Ils se disent : « pourquoi pas moi ? » Depuis deux ou trois ans, on ressent ce changement de mentalité. Je vois arriver des étudiants avec une première idée, puis une deuxième, une troisième… Le rôle de l’incubateur est de les faire aboutir, c’est une sorte de « pré-incubation d’idées ». Les étudiants voient les réussites, il faut aussi qu’ils réalisent qu’il y a des difficultés et du travail à accomplir, mais aussi de réelles opportunités. Cela passe par la formation des porteurs de projets avec le support des enseignants-chercheurs de Brest BS. Le réseau Produit en Bretagne amène, lui, un accompagnement avec des patrons des entreprises membres.

Certaines des entreprises incubées quittent ensuite Brest. Est-ce une fatalité ?

Tout d’abord, nous sommes un incubateur régional. Notre territoire est la Bretagne à cinq départements. La plupart des entreprises sont à Brest ou dans sa région. Zéro Gâchis a conservé son siège à Brest même si une antenne a été créée à Nantes. Me & Myboss est à Rennes. Nous faisions partie des premiers à entrer dans le réseau national d’incubateurs d’écoles de commerce aux côtés notamment d’HEC, d’Audencia, etc. Nous avons tout pour réussir ici. Bien sûr il y a des difficultés, comme ailleurs. Il faut aussi voir nos atouts : de bonnes écoles supérieures, des valeurs d’entraide, de solidarité, etc.