Bretagne : Entreprises, qu'attendre de la French Tech Rennes?

Bretagne : Entreprises, qu'attendre de la French Tech Rennes?

A l'issue de la première réunion de présentation publique, lundi 8 juin, du travail effectué depuis plusieurs mois par l'association French Tech Rennes (dont le logo évolue pour intégrer Saint-Malo), les entreprises en savent un peu plus sur ce qu'elles peuvent en attendre.

Les attentes étaient fortes concernant le travail et les propositions de la French Tech Rennes, depuis la labellisation de la métropole bretonne fin 2014, dans la première vague. Les entreprises du territoire rennais élargi à Saint-Malo, et même au delà à la Gacilly (56) et son grenier numérique, en connaissent désormais les grandes orientations.

Pour les start-up d'abord, la French Tech ne sera pas un guichet à subvention ni à financement, mais plutôt un guichet d'orientation et d'accompagnement vers des outils et partenaires existants, comme l'a souligné Stanislas Hintzy, DG de la structure. On parle de "parcours lisibles". Tous les incubateurs et accélérateurs privés ont ainsi été recensés dans cette perspective : Grenier et Nurserie (Guillemot), MV Cube (Mediaveille), Silicon B - La Fabrik (Beaumanoir - Digitaleo), 6nergy (Cuisines Raison), les industriels ST et BreizhLab. #LeBureau (KerLann)... Sans compter les incubateurs publics comme le Booster (transféré sur place) et d'autres d'écoles par exemple comme Télécom Bretagne. "Nous avons une capacité d'accueil globale de 70 à 80 start-up aujourd'hui sur tout le territoire." Qu'il s'agira aussi d'aider à décrocher le Pass French Tech, un financement pour les entreprises à fort potentiel : deux rennaises en bénéficient déjà, Secure-IC et Ariase Group.

Dans son bâtiment totem le Mabilay, en cours d'aménagement sur trois niveaux pour ouverture en septembre et montée en puissance jusqu'en décembre, ces jeunes pousses et porteurs de projets devraient trouver aussi de quoi échanger avec d'autres, à travers des espaces conviviaux et originaux de coworking à l'esprit village (à partir de la demi-journée pour 40 à 50 places) et même des solutions d'hébergement de plus long terme (pour 40 coworkers plus réguliers et 6 sociétés pour 50 postes de travail). Yann Raoul, dirigeant de Kelbillet.com a déjà réservé son ticket. L'objectif reste bien de faire émerger des champions de la croissance, et pour ce faire 100 projets dès cette année.

Pour les entreprises déjà établies, la French Tech, apportera aussi des services. Elles pourront participer à tous les événements proposés (près de 200 ont été recensés) au même titre qu'une start-up. Si elles veulent en organiser, elles pourront même s'appuyer sur le label en rapport avec le digital bien entendu. Et faire travailler les start-up sur telle ou telle problématique à résoudre à l'occasion de sessions de créativité ou bootcamp. Toutes les entreprises pourront faire appel au LabFab qui aura ses quartiers sur place et un espace d'exposition est également prévu pour mettre en lumière des réalisations et savoir-faire locaux.

Enfin, un à deux grand(s) évènement(s) d'envergure mondiale doivent faire rayonner cet écosystème rennais, plein de bonnes volontés a priori et ouvert. Les responsables de la French Tech veulent s'appuyer sur le festival des Transmusicales de Rennes. Côté financement, un autre événement à créer doit "attirer 50 investisseurs pour 60 start-up"...

Quant au budget global, il avoisine le million d'euros en fonctionnement annuel. Là aussi, les entreprises sont appelées à mettre au pot pour réduire la dépendance aux fonds publics (75 à 80% aujourd'hui entre Rennes Métropole et Saint-Malo Agglomération) et idéalement demain à 50/50. Les entrepreneurs qui le souhaitent peuvent aussi participer aux commissions de travail mises en place.