P-dg de Vocation Records à Guipavas, Didier Tousch vient de créer avec Bernard Treguer, la start-up Bescrib : un réseau social dédié à la mémoire et à l’histoire des individus. « L’idée en venue après recherchée sur les réseaux sociaux une ancienne connaissance. Elle était décédée et du coup, je ne savais rien de ce qu’avait été sa vie », raconte-t-il. Pour monter son projet, il s’entoure de développeurs, d’un commercial. Le réseau, lancé en juin, est gratuit à l’inscription.
« Le business model est celui du freemium. Au départ, l’utilisateur créé son profil, sans publicité – et sans utilisation de ses données personnelles. Il peut faire une galerie photo, un arbre généalogique, des récits. Il peut le faire pour lui ou pour un proche disparu. Il peut aussi choisir qui pourra contribuer à son profil », détaille Didier Tousch.
Levée de fonds en 2017
Le chiffre d’affaire de bescrib viendra des services supplémentaires proposées. Plusieurs sont déjà prévus : « des actes notariés, des messages vidéos post-mortem en plus, des QR code pour des épitaphes, des écrivains publics, etc. Il n’y aura pas d’abonnement, pour ne pas léguer ça aux ayants-droits. » L’objectif est de se lancer en France, puis en Europe, avec une version du site en anglais en 2017. « On vise l’équilibre d’ici deux ou trois ans. Avec plus de 600.000 euros de chiffre d’affaires en 2018. »
Bescrib a failli boucler une levée de fonds avec des Business Angels. « Au dernier moment, on s’est dit qu’il fallait mieux attendre le lancement. Nos frais sont minimes pour l’instant car l’entreprise est basée chez Vocation records, mon autre société », indique Didier Tousch. Elle se fera donc selon le succès des services payants, lancés dès septembre, soit à la fin de l’année, soit plus tard. « On vise 200.000 euros levés en 2017 ».