Breizh'EMR : Un cluster pour peser sur les éoliennes en mer
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Breizh'EMR : Un cluster pour peser sur les éoliennes en mer

Via le cluster Breizh'EMR, les industriels bretons entendent trouver leur place dans le futur chantier de construction du champ éolien offshore en baie de Saint-Brieuc.

Peser pour exister. À l'horizon 2020, une centaine d'éoliennes prendront place en baie de Saint-Brieuc. Un projet à deux milliards d'euros dont les travaux doivent commencer dans le courant de l'année 2016. Pour ne pas laisser filer le train, une trentaine d'industriels bretons vient de créer le cluster Breizh'EMR censé leur donner du poids face au consortium Ailes Marines, chargé de coordonner le chantier.




Des synergies commerciales

Entreprise de métallurgie, de mécanique de précision, de plasturgie, électricien industriel, etc. Tous ces professionnels espèrent devenir fournisseur d'un projet unique aux dimensions pharaoniques. « L'objectif est de créer une véritable dynamique régionale, précise
Thierry Troesch, co-gérant du groupe de mécanique ST Industrie et président de l'association Breizh'EMR. L'objectif de ce club d'entrepreneurs n'est pas de se positionner directement sur les appels d'offres du consortium ou de ses partenaires. Il a pour objectif de faciliter les relations entre ses membres pour qu'ils apprennent à se connaître et qu'ils mettent en place des synergies commerciales et industrielles. » Parmi les autres membres fondateurs on retrouve
Dominique Le Bohec (Ouest composites),
Serge Menec (Saméto Technifil),
Patrick Pique (OET),
Jean-Luc Rosier (TFE),
Didier Nakache (SMB),
David Rocaboy (Timolor),
André Hollander (Damen) et
Alain Le Du (Le Du industrie).




Une union logistique

Veille technologique, communication collective, participation aux salons professionnels, Breizh'EMR entend d'abord travailler sur sa notoriété avant, pourquoi pas, d'aller plus loin. « Nous voulons montrer aux donneurs d'ordre qu'il est possible de travailler en local. Nous pouvons leur faciliter les choses en mutualisant la logistique pour acheminer les pièces dans les usines du Havre, voir disposer sur place d'une unité de pré-assemblage sous pavillon breton. » À terme, le collectif entend s'ouvrir à tous l'univers des énergies marines renouvelables. « Nous avons la volonté et le savoir-faire. Personne ne comprendrait que certains d'entre-nous ne soient pas retenus. »

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