1. Les entrepreneurs n'ont rien à y faire
Non, Cap Sciences n'est pas destiné qu'au jeune public. Le centre de culture scientifique technique et industrielle propose aux entreprises de former leur personnel à la culture de l'innovation. Des discussions sont en cours avec Thales pour la mise en place d'un programme. Certaines entreprises collaborent également avec Cap Sciences pour tester leurs outils. Immersion, spécialiste des solutions de réalité virtuelle et des technologies 3D, a ainsi pu vérifier auprès du public de Cap Sciences la façon dont il s'appropriait ses outils. Enfin, Cap Sciences disposera à partir de janvier d'un tiers-lieux destiné aux jeunes adultes : 127º. « Ce nom fait référence à la position avachie qu'affectionnent les jeunes, 127º étant l'angle entre le tronc et les jambes, explique Bernard Alaux, directeur. Cet espace est conçu comme un laboratoire d'innovation ouverte et doit permettre de faire émerger des projets, des savoirs et du lien social ». La conception de ce lieu a été réalisée dans le cadre d'Inmédiats, un projet plus global, doté de 30 millions d'euros issus pour moitié des investissements d'avenir. « Cap Sciences a piloté Inmédiats en association avec cinq autres centres scientifiques, dont la Cité des Sciences, à Paris, ou Sciences Animation, à Toulouse, déclare Bernard Alaux. À Bordeaux, outre l'espace 127º, cela nous a permis de mettre en place un Living lab ou de connecter nos visiteurs ». Enfin, précisons que Cap Sciences compte de nombreuses entreprises à son conseil d'administration : Saft, Cap Ingelec, Engie...
2. Une trop grande dépendance à l'argent public
Sur un budget de 5 millions d'euros, 44 % est assuré par l'autofinancement (le reste étant essentiellement assuré par la Région et l'Europe). Si Cap Sciences est parvenu à générer autant de ressources propres, c'est grâce à un métier que le grand public ne lui connaît pas : l'ingénierie de projet. Cap Sciences réalise de l'assistance à maîtrise d'ouvrage auprès de grands opérateurs tels que Lascaux 4. « Nous travaillons actuellement au repositionnement de la Cité de l'Océan, à Biarritz ; nous allons proposer des animations sur l'aire d'autoroute Terre de Graves pour le syndicat des vins de Graves ; nous allons reconvertir une usine de canne à sucre guadeloupéenne en centre de sciences et de tourisme, et réaliser le parcours connecté des visiteurs... » énumère Bernard Alaux.
3. L'économie n'y a pas sa place
Cap Sciences accueille, du 5 février eu 8 mai : " Economie, l'expo jeu ". Au programme : conférence, spectacle, jeu, exposition, marathon de l'économie...
Le centre de culture scientifique technique et industrielle collabore de plus en plus avec les entreprises.