Granulats, béton , bitume... L'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) déplore une rupture d'approvisionnement en matériaux de construction dans de nombreuses régions, dont la Normandie, suite aux blocages de raffineries et dépôts de carburants. Dans la région normande, les unités de production de matériaux de construction, à l'arrêt partiel la semaine dernière sont: "en veille sur les évolutions à venir dans la semaine, notamment sur le secteur du Havre. Les éventuels blocages des écluses du port du Havre empêchent les déchargements de granulats marins, ainsi que les expéditions de granulats. C’est tout l’approvisionnement en granulats de l’Ile-de-France qui est potentiellement menacé. De leur côté, les professionnels du transport restent très inquiets et suivent attentivement l’évolution de la situation", déclare l'Unicem.
Une filière menacée
Fragilisées après huit années de crise, les entreprises des matériaux de construction s'attendent à être impactées sur l'ensemble de leur activité. "La filière béton prêt à l’emploi, pour laquelle il n’existe par nature aucun stock, considère qu’en cas de statu quo de la situation sociale dans le pays, plus de 50% des unités de production de béton prêt à l’emploi seront dans la nécessité d’arrêter leur production dès le milieu de la semaine. Le manque à gagner pour la profession serait de plus de 8 millions d’€/semaine. Au-delà de ces prévisions, ce sont des centaines de salariés sur l’ensemble de la chaine de production qui sont menacés de chômage technique avec toutes les conséquences que cela implique", s'inquiète l'Unicem qui en appelle "Aux pouvoirs publics" pour notamment instaurer: "Un service minimum applicable au secteur de la production et de la distribution d’énergie afin d’assurer l’approvisionnement des entreprises".