Hauts-de-France
[BFM Grand Lille/LE JDE] L'Adie Hauts-de-France étend son accompagnement
Hauts-de-France # Services # Réseaux d'accompagnement

[BFM Grand Lille/LE JDE] L'Adie Hauts-de-France étend son accompagnement

Jean-Philippe Belland, directeur régional de l’Adie, répond aux questions d’Élodie Soury-Lavergne (Le Journal des Entreprises Hauts-de-France) et de Nour Oulladi (BFM Grand Lille) dans l’émission Hauts-de-France Business du 18 mars 2025.

Jean-Philippe Belland, directeur régional de l'Adie dans les Hauts-de-France — Photo : Capture d'écran BFM Grand Lille

L’Adie (association pour le droit à l'initiative économique) Hauts-de-France veut muscler son accompagnement à la création d’entreprises en direction des quartiers prioritaires. "Cela répond à une envie forte d’entreprendre dans ces quartiers, un fait documenté par l’INSEE et par Bpifrance", souligne Jean-Philippe Belland, directeur de l’Adie dans les Hauts-de-France. Concrètement, cela va se traduire par la mise en place de davantage de salariés et de bénévoles sur le terrain.

Un essor de la création d’entreprises depuis 2020

Globalement, la création de microentreprises est en plein essor depuis 2020 et la crise sanitaire du Covid, assure Jean-Philippe Belland. En 2024, les Hauts-de-France ont ainsi enregistré la création de "70 000 entreprises, portées pour les deux tiers par des microentrepreneurs", pour 1,1 million de créations d’entreprises en France.

Pour les accompagner, l’Adie remplit trois missions : le financement, à travers du microcrédit et des prêts d’honneur, le conseil grâce à son réseau de bénévoles et enfin le plaidoyer, comme récemment auprès du gouvernement, face au projet de loi visant à abaisser le seuil de TVA pour les microentreprises. En 2024, l’Adie Hauts-de-France a ainsi prêté un peu plus de 6 millions d’euros aux 1 038 porteurs de projets financés, dont 32 % dans des quartiers prioritaires.

80 % des entreprises toujours en activité après 3 ans

Le public de porteurs de projets est varié, se composant de demandeurs d’emploi, de personnes en reconversion, de jeunes entrant dans la vie active, etc. Ces derniers créent le plus souvent des entreprises de proximité dans les domaines du commerce, des services ou de l’artisanat : salon de coiffure, pizzeria, food-truck, etc.

L’Adie, qui réalise une étude d’impact tous les trois ans, revendique que "80 % des entreprises accompagnées sont toujours en activité après ces trois années". Les porteurs de projet créent leur propre emploi et "un entrepreneur sur cinq va créer un emploi supplémentaire à trois ans", souligne Jean-Philippe Belland.

Hauts-de-France # Services # Réseaux d'accompagnement # TPE # Création d'entreprise