Bernard Raynaud : «Nous pensons lancer des prêts à taux zéro»

Bernard Raynaud : «Nous pensons lancer des prêts à taux zéro»

Début avril, la Région a présenté son Schéma régional du développement économique (SRDE) 2011-2016. Le point avec Bernard Raynaud, vice-président de la Région.



Quatre ans après la mise en place du premier SRDE, quel bilan tirez-vous?


Nous avons simplifié nos interventions auprès des entreprises avec les contrats d'appui. Nous en avons signé 845 entre2006 et2009 pour un montant de 95M€. En ce qui concerne l'international, nous avons fédéré tous les acteurs au sein d'International Midi-Pyrénées. Nous avons aussi créé l'Agence régionale pour l'innovation (MPI). En terme d'attractivité du territoire, nous avons initié des zones économiques d'intérêt régional (ZIR), consolidé notre réseau de pépinières et lancé le plan Entreprendre Midi-Pyrénées, destiné à la création, reprise et transmission d'entreprises. Dans ce cadre, nous avons accompagné plus de 13.000 créations et reprises.




Quels sont les objectifs du nouveau SRDE?


Nous avons constaté une porosité entre le développement économique et la recherche. Nous pensons ainsi lancer des contrats de recherche laboratoire/entreprise. Nous souhaitons également dépasser la question des subventions pour aller vers des prêts à taux zéro. Ces dispositifs s'adresseraient notamment aux PME qui voudraient «passer un seuil» pour devenir des ETI (entreprises de taille intermédiaire, ndlr). Nous allons essayer de repérer ces pépites afin de les accompagner de manière individuelle ou collective. Enfin, en ce qui concerne l'international, encore trop peu de PME et TPE régionales y vont. Nous allons continuer à favoriser l'émergence des primo-exportateurs.




D'autres mesures sont-elles prévues?


Il nous paraît important d'accompagner les salariés qui souhaitent reprendre une entreprise surtout quand cela se passe à la barre du tribunal de commerce. Deux problématiques se posent en effet à eux: le manque de fonds propres et l'évalution de l'entreprise.




Quelle est la prochaine étape?


Nous devons valider les critères et les montants des différents dispostifs proposés d'ici au mois de juin, afin qu'ils soient opérationnels en septembre. Nous devons aussi fixer un budget, qui pourrait avoisiner les 120M€.