Axelle Lemaire : « J'ai perçu à Grenoble de l'énergie autour de French Tech»

Axelle Lemaire : « J'ai perçu à Grenoble de l'énergie autour de French Tech»

FRENCH TECH. La Secrétaire d'État chargée du Numérique, Axelle Lemaire, a rencontré mi-septembre les acteurs de la filière numérique grenobloise. Interview.





Quel est le motif de votre visite ?

J'ai souhaité mesurer concrètement le dynamisme et la vitalité du système économique grenoblois, reconnu à l'international comme une ville d'excellence en matière de recherche, et qui se classe comme second pôle numérique en France avec près de 500 entreprises et 40 000 emplois. Pourtant, ces entreprises m'ont fait état de leurs difficultés à trouver des financements pour être accompagnées en phase de croissance et de se développer à l'international.




Quel est le critère de labellisation le plus important à vos yeux ?

L'un des critères qui importe le plus est celui du bâtiment-totem, un lieu symbole facilement identifiable et accessible pouvant accueillir les entreprises du numérique. Grenoble fait trois propositions en ce sens, alors que certains dossiers n'en ont pas... C'est ensuite le dynamisme, l'engagement des acteurs économiques, des grands groupes ainsi que le potentiel des start-ups et leur capacité à croître et à créer des emplois qui comptera dans le choix des villes retenues.




Quelles seront les prochaines étapes pour la candidature grenobloise ?

Une mission French Tech était à Grenoble le 23 septembre afin d'étudier les critères de labellisation du projet et de faire un bilan ensemble, car nous veillons à accompagner les porteurs de projet dans une logique de co-construction. Nous prévoyons qu'une première vague de labellisation puisse avoir lieu au mois d'octobre tandis qu'une deuxième phase se tiendra d'ici la fin de l'année.


Une ville comme Grenoble qui possède un maire écologiste est-elle compatible avec les ambitions de la French Tech ?







Non seulement je pense que c'est possible, mais il est indispensable que le numérique se mette au service de la croissance verte. Il est nécessaire de trouver des solutions de stockage pour que les centres de données consomment moins d'énergie, et il faut répondre aux enjeux de digitalisation des données du patrimoine, avec l'émergence de nouveaux produits comme les lunettes à réalité augmentée par exemple. J'ai perçu ici à Grenoble de l'énergie, une forme de solidarité et de fierté. Cette fibre sociale, un critère qui n'est pas dans le cahier des charges, peut faire la force de Grenoble.


Plusieurs villes sont candidates à l'échelle de la région Rhône-Alpes : se dirige-t-on vers un regroupement ?

Ce n'est pas l'objectif de la première phase !