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Thales inaugure en Isère le premier accélérateur industriel d’imagerie médicale en France
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Thales inaugure en Isère le premier accélérateur industriel d’imagerie médicale en France

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Thales, par le biais de sa filiale iséroise Trixell, fabricant de capteurs pour la radiologie, a lancé un accélérateur pour les start-up de l’imagerie médicale. Implanté sur le site industriel de Trixell et soutenu par de nombreux partenaires universitaires et des collectivités locales, cette nouvelle structure devrait aider les pépites de l’imagerie accompagnées à passer à la phase industrielle.

L’accélérateur Axel comprend des partenaires industriels, dont Thales, le CHU de Grenoble, l’Université de Grenoble Alpes, la communauté d’agglomération du Pays voironnais et la CGT — Photo : Thales

Spécialisée dans la conception de détecteurs radiologiques de pointe, l’entreprise iséroise Trixell (340 salariés ; 139 M€ en 2023), joint-venture entre Thales (actionnaire à 51 %), Siemens Medical et Philips, a dévoilé cet été le lancement du tout premier accélérateur industriel d’imagerie médicale. Objectif de cette nouvelle structure, baptisée Axel : accompagner les PME et les start-up de la medtech française dans les différentes étapes de leurs projets, de la conception jusqu’au passage à l’échelle industrielle, grâce à un accès direct à la filière. Installées sur le site de Trixell à Moirans, aux environs de Grenoble, les jeunes pousses pourront en effet profiter de l’écosystème industriel dynamique de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de la présence de grands instituts de recherche et d’enseignement et de l’expertise des équipes de Trixell sur place.

Un plan de financement sur 3 ans

Constitué sous forme de SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) ce nouvel accélérateur bénéficiera des contributions financières de ses différents partenaires, comprenant les industriels Thalès et Fortil Group, l’UGA avec sa filiale Floralis, l’INP-UGA et le CHU de Grenoble, ainsi que des collectivités locales, telles que Grenoble Métropole, les Communautés du Grésivaudan et la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais. La CGT, à l’origine du projet d’accélérateur, pensé pour pérenniser le site de Trixell lorsqu’il fut menacé de fermeture il y a dix ans, fait également partie des actionnaires. "Les différents partenaires ont convenu d’un plan de financement sur les trois prochaines années. Trixell a apporté 500 000 euros en cash et s’est engagé à détacher certains de ses experts sur ce projet", explique Kaïf Mnif, PDG de Trixell. Axel devrait également solliciter des financements de l’État dans le cadre de France 2030, pour une enveloppe globale comprise entre 1,5 et 2 millions d’euros. "Notre objectif est d’amener la structure à l’équilibre le plus rapidement possible", poursuit le PDG de Trixell.

Aider les start-up à accéder au marché

Les start-up sélectionnées devront être matures et avoir déjà obtenu des financements, bien que l’intégration d’Axel puisse par la suite leur faciliter l’accès à de nouveaux tours de table. "Nous avons déjà identifié une dizaine de start-up de l’imagerie médicale qui pourraient entrer au sein d’Axel", explique encore Kaïf Mnif. Les entreprises accompagnées devront de leur côté payer pour les services demandés, qui pourront aller de l’utilisation des moyens d’essai de Trixell, à leur accompagnement dans leurs démarches de certification. "La certification auprès des autorités de santé européenne ou internationale représente une énorme barrière pour les medtech, peu familières de ces procédures", explique pour sa part Charles Antoine Goffin, vice-président des activités Microwave & Imaging Sub-Systems de Thales.

Si le marché mondial de l’imagerie médicale, évalué à 40 milliards de dollars a connu une croissance annuelle de 4,5 % en moyenne entre 2021 et 2024, face à l’élargissement continu du champ d’application de ce domaine et au vieillissement de la population, peu de medtech françaises parviennent à franchir le cap industriel. "Axel a pour vocation de leur permettre d’accéder au marché et éviter qu’elles soient rachetées par des sociétés américaines", ajoute le dirigeant.

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