Les Crèches de AL (300 collaborateurs, 9,8 M€ de CA en 2024) ouvrent en septembre leur 25e établissement, à Kervignac (Morbihan). Cette ouverture sera suivie par celles de Rennes Atalante en janvier 2026, de Treillières (Loire-Atlantique) en février 2026, de Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine) en mars 2026, mais aussi de celles de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) en avril 2026 et de Guerlédan (Côtes-d’Armor), en mai 2026.
À l’origine de ce succès, on retrouve un homme. David Meunier, directeur général, qui a commencé cette aventure en 2007, à Taden, près de Dinan. "J’ai observé que 60 % des salariés travaillaient à Rennes ou Saint-Brieuc et que les structures de la petite enfance ne répondaient pas à des besoins en horaires élargis", se souvient le Costarmoricain âgé de 52 ans.
Des horaires atypiques
Il crée donc en 2008 une première crèche "à horaires atypiques", qui accueille les enfants jusqu’à 3 ans (6 ans pour les enfants handicapés) entre 5 h et 21 h 30, du lundi au samedi, sur 52 semaines. Avec une idée : associer les collectivités, auxquelles des "berceaux" (c’est-à-dire des places), souvent un tiers d’entre eux, sont réservés. En proposant aux entreprises de faire de même, pour en faire profiter leurs collaborateurs, avec le double objectif de les recruter plus facilement et de les fidéliser.
Modèle public-privé
C’est un succès puisqu’en 2021, Les Crèches de AL, qui regroupent les différentes structures qui sont réparties entre Bretagne (sauf le Finistère), Pays de la Loire et Normandie, comptaient déjà 18 établissements. "Ils sont tous adaptés aux besoins et au territoire, explique le chef d’entreprise. Certains sont ouverts de 3 h 30 à 23 h 45, d’autres sont fermés le samedi, pointe David Meunier. La grande majorité fonctionne sur le modèle public-privé, avec des berceaux réservés aux établissements publics et aux collectivités qui participent comme cela à l’attractivité de leur territoire."
Vers 30 établissements en 2027
Un développement qui sera boosté en 2022, avec l’annonce d’un plan national visant à créer 200 000 places de crèche supplémentaires. Le modèle public-privé du groupe costarmoricain plaît aux collectivités qui doivent augmenter leur offre destinée à la petite enfance mais n’ont pas toujours les moyens de le faire seul. Résultat, l’entreprise costarmoricaine, qui comptait 18 établissements en 2021, devrait en disposer de 30 au 1er janvier 2027.
La succession d’ouvertures, qui nécessitent en moyenne un investissement de 1,24 million d’euros pour 24 berceaux, est facilitée par un partenariat avec l’entreprise costarmoricaine Module Création, qui réalise les bâtiments modulaires. Les 410 000 couches commandées par les Crèches de AL en 2024 proviennent d’un autre fournisseur local, Les Celluloses de Brocéliande, basées dans le Morbihan.
Entreprises et salariés bénéficient d’aides
Le tarif des crèches varie suivant le coefficient familial du client, entre 0,50 et 4,33 euros de l’heure, soit le même tarif que les structures publiques. Les entreprises paient 10 000 euros par an pour réserver un berceau mais avec les dispositifs d’aides, cela leur revient à 2 500 euros.
De plus, pour permettre aux salariés des structures associatives et d’établissements de santé de pouvoir aussi bénéficier de places en crèche, les Crèches de AL orientent ces employeurs vers les CAF afin d’établir un Contrat Territorial Réservataire Employeur (CTRE) et ainsi pouvoir bénéficier, eux aussi, d’aides d’État.
Un dispositif pour les intérimaires
Pour compléter ces dispositifs, les Crèches de AL ont tissé un lien avec le FASTT (Fonds d’Action Social du Travailleur Temporaire) afin de permettre aux intérimaires de bénéficier d’une place en crèche pour leur enfant.
"Aujourd’hui, n’importe quelle famille travaillant dans le secteur public, privé, associatif, intérim, en formation ou en recherche d’emploi peut bénéficier de places", conclut David Meunier.