Racheté par le groupe belge Fedaso en février dernier, l'éditeur/intégrateur de logiciel Athic décroche un contrat historique auprès de la première banque privée du Brésil. Après une année 2009 tourmentée qui aura vu le départ de son P-dg Pascal Cochard en mars avant le placement sous procédure de sauvegarde au début de l'été, l'éditeur de logiciel Athic retrouve des couleurs. Passée en février dernier sous contrôle du groupe Belge Fedaso, la PME normande annonce la signature d'un contrat historique avec la première banque privée du Brésil, Bradesco.
Accès au marché des pays émergent
La banque a en effet retenu la société pavillaise «pour déployer un projet de dématérialisation de ses flux documentaires et moyens de paiement». En clair, «Bradesco confie à Athic la mise en place de son système de compensation électronique des chèques», explique le directeur marketing de l'éditeur de logiciels, Éric Jamet. Pour l'entreprise normande c'est un cap stratégique qui est franchi. D'un marché français du traitement des chèques «arrivé à maturité», Athic pourrait glisser vers celui plus prometteur des pays émergents qui ont pris ce modèle en exemple Au Brésil, l'organe fédérateur du secteur bancaire (Febraban) a fixé au printemps prochain la limite pour que chaque opérateur ait choisi une solution de traitement automatique des flux. En remportant ce marché auprès du premier réseau bancaire du pays, Athic frappe ainsi un grand coup et «gagne en visibilité pour l'avenir», à l'heure où les concurrents de Bardesco scrutent l'état du marché. Présent au Brésil depuis mai dernier avec la signature d'un accord de distribution exclusif avec la société Most, la PME pavillaise reconnaît des contacts avec d'autres banques et espère du même coup pénétrer à termes d'autres marchés d'Amérique Latine. Au-delà, Athic regarde vers l'Inde et Singapour, sachant que «la Chine n'est pas loin!», admet prudemment Éric Jamet.
G.D.