Le pari était audacieux. En 2004, Marc Morisset rachète les machines, gabarits et modèles de son ex-employeur Le Bois Doré, alors en dépôt de bilan. Seul au moment du rachat, l'ébéniste nantais a su se faire une place sur le marché du meuble de luxe puisque son entreprise compte désormais huit salariés. Ses consoles, guéridons et miroirs réalisés selon les méthodes des 17e et 18e siècles sont très prisés des grands décorateurs parisiens qui les prescrivent auprès d'une riche clientèle internationale. «90% de nos réalisations vont vers les marchés étrangers. Nous sommes très présents dans les pays du Golfe comme le Qatar ou le sultanat d'Oman mais en 2009 c'est la Russie qui est devenue notre premier marché», explique Marc Morisset. Labellisé «Entreprise du patrimoine vivant» depuis un an, l'atelier nantais travaille également pour des palaces comme le Ritz ou le Crillon. Après avoir relancé l'activité, l'Atelier Marc Morisset arrive aujourd'hui à une phase de structuration. Ancien cadre dans le secteur automobile, Vincent de Grandmaison vient ainsi de rejoindre la PME nantaise en qualité de responsable du développement. Il devrait en devenir actionnaire dans les prochains mois. «On doit d'un côté conserver notre haut niveau de savoir-faire technique qui nous permet de réaliser des meubles hors-normes mais aussi aller vers des marchés que nous n'avons pas encore démarchés comme l'Angleterre, la Belgique ou celui des antiquaires en France», conclut Marc Morisset.
Après s'être imposé comme un des spécialistes français en matière d'ébénisterie, sculpture et dorure sur bois, l'Atelier d'art Marc Morisset entre dans une nouvelle phase de structuration.