Les deux maires PCF de Dieppe et duTréport avaient fait le déplacement au ministère en octobre dernier pour interpeller Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, sur la situation de crise que vivent les entreprises verrières de la vallée de la Bresle. Sébastien Jumel, qui s'était félicité d'une «réelle écoute de la part du directeur de cabinet du ministre» ne se sera pas beaucoup trompé. Depuis, l'idée d'un grand rassemblement entre élus, syndicats et entreprises du secteur du verre dont la date a finalement été fixée au 18décembre, a fait son chemin. S'il est difficile de dire ce qui pourrait ressortir de ce rendez-vous, Valérie Tellier, la représentante des entreprises du pôle verrier ne cache pas avoir été «frileuse au départ», avantde considérer «le bon côté des choses». Aujourd'hui, elle porte sur la démarche un autre regard: «C'est bien que nous nous prenions en main; j'espère que quelque chose de concret en ressortira», explique la présidente de la Glass Vallée.
«Le secteur ne sera plus ce qu'il était»
Pour sa part, elle préfère rappeler que c'est dès l'automne 2008 qu'elle a alerté les pouvoirs publics pour mettre sur la table les difficultés des entreprises de la vallée de la Bresle: «Nous avons mis des choses en place avec la DRTEFP et la Trésorerie Générale, et même si ça ne se voit pas, c'est utile». Qu'attendre dans ces conditions des assises du 18décembre? Côté contexte, Valérie Tellier note que le marché se réveille, timidement. Peut-être sous l'effet mécanique de l'écoulement de dix-huit mois de stocks, mais aussi grâce à «des lancements et des commandes qui reviennent». Une chose est certaine: «Le secteur ne sera plus ce qu'il était. Le marché évolue et il faut que les salariés le comprennent. On ne fera plus carrière dans la même entreprise».
G.D.
Les assises du verre qui se déroulent le 18décembre auTréport ont été réclamées par des élus locaux. Les entreprises, elles, attendent de voir.