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Arkopharma se donne de l'air pour mieux se propulser à l'export
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Arkopharma se donne de l'air pour mieux se propulser à l'export

En renégociant sa dette, le leader carrossois des compléments alimentaires et médicaments naturels se dégage de nouvelles marges de manœuvre pour mener des opérations de croissance externe à l'international.

— Photo : DR

Les années de convalescence sont belles et bien derrière Arkopharma. Le leader européen des compléments alimentaires et médicaments naturels se prépare même à passer à l'offensive. C'est le sens de l'opération de refinancement de dette menée par le groupe carrossois en février auprès d'un pool de treize institutions bancaires.

Nouvelles capacités de financement

« Nous sommes dans un processus classique pour une entreprise en LBO dont la transformation, deux ans après son rachat par le fonds Montagu, a été menée à terme », indique Jean-Jacques Robert, directeur général et directeur du pôle Administratif et Finances d'Arkopharma. À savoir, pèle-mêle, la concentration de sa production sur le seul site de Carros, modernisé pour l'occasion, le relookage des gammes, un positionnement affiné et exclusif sur le naturel et l'arrêt de lignes de produits annexes illustré par la récente cession de sa branche homéopathie à Boiron. « Ces arrêts masquent une progression réelle de l'activité organique d'Arkopharma sur son cœur de métier », précise le directeur général qui annonce un chiffre d'affaires 2016 de 205 millions d'euros, contre 207 millions d'euros réalisé en 2015. « Il s'agit désormais de se donner de nouvelles capacités de financement, avec un focus particulier sur l'expansion à l'international ».

« Le monde est à nous »

Présent dans 55 pays, en direct ou par le biais d'accords de distribution, Arkopharma réalise 45% de ses facturations à l'export. Une empreinte que l'entreprise veut renforcer en actionnant le levier croissance externe. « Un certain nombre de dossiers sont ouverts », notamment en Europe. Les cibles privilégiées ? L'Italie, le plus grand marché européen des compléments alimentaires - « une fois et demi le marché français » -, mais aussi la Suisse et la Belgique où l'Azuréen souhaite renforcer ses positions. « Au-delà, le monde est à nous », reprend Jean-Jacques Robert, citant « l'immense marché asiatique » ou encore l'Amérique Latine « même si le Brésil reste difficile à pénétrer ». Et ce, afin de préparer les premières pages d'une « deuxième histoire » qui s'écrira après le départ de Montagu. Arkopharma vise une croissance de 9% de son chiffre d'affaires en 2017.

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