La belle aventure continue pour la SAS Laboratoire Ariland implantée à Luriecq, une PME qui fêtera cette année ses vingt ans. Créée par Roland Chabanol, un ancien distributeur en brosses de coiffure, la société rachetée en 1998 par Jean-Marc Fert (jeune entrepreneur en provenance du textile où il avait déjà créé La Compagnie des Guides) n'a, depuis, cessé d'amplifier sa notoriété tant en France qu'à l'export. Premier fabricant français à relancer la cire coiffante sur le marché hexagonal, grâce à la qualité du produit Hairgum mais aussi à l'impact de sa petite boîte en métal au design chic et branché des années 50, Ariland a aussi développé de nouvelles gammes innovantes de gels aux fragrances et textures inspirées de la nature. Ne vendant qu'aux grossistes en coiffure, mais avec une clientèle très hétéroclite la PME est sur tous les fronts. Et même si le marché français représente 80% de sa démarche, elle est présente depuis ses débuts à l'export. Ainsi Laboratoire Ariland est présent dans une trentaine de pays, de l'Europe à l'Afrique du Sud, en passant par le Canada, la Colombie, le Japon, la Corée ou les pays nordiques. «Le marché américain est difficile car très protectionniste, mais le Canada pourrait être une porte d'accès», confie la directrice du marketing, Nathalie Janvier. «Le développement se doit de passer par l'export car le marché français arrive un peu à terme», ajoute celle qui se passionne pour le nouveau challenge que constituent depuis un an les nouvelles gammes bio.
Bio diversité
En effet, après trois ans de R & D et de contrôle qualité mené par seulement deux personnes en interne, Laboratoire Ariland a éliminé toute chimie dans ses formules pour obtenir, avec un cahier des charges très strict, la certification Ecocert et le label Cosmétique Bio. Cette exigence se traduisant tant en termes d'organisation de la production (avec un investissement lourd pour des cuves spécifiques), que de stockage et de traçabilité de chaque produit. Pour rentabiliser le coût de la démarche, deux gammes parallèles ont été lancées, Pure hairgum pour les coiffeurs (shampooings, soins, d'abord pour les femmes et maintenant pour hommes et enfants), et K pour Karité, destinée à un réseau grand public (grands magasins et parapharmacies). Soignant toujours son packaging et ses présentoirs, l'entreprise a fait appel à une agence parisienne pour le design et, côté distributeurs, n'en a retenu que cinq en exclusivité. Par ailleurs, un gros travail est mené pour refondre le site Internet qui de simple vitrine devrait déboucher sur un vrai site marchand. Enfin, la société devrait financer une coopérative au Burkina Faso pour assurer son approvisionnement en karité bio selon les principes équitables. Qui aurait donc pu croire que cette discrète PME de la campagne ligérienne, avec seulement 15 salariés, puisse ainsi, à force d'innovations, venir " coiffer " sur la niche bio des géants mondiaux de la coiffure? «C'est un créneau où il y a beaucoup d'inertie alors que la clientèle évolue. Il faut sans cesse faire bouger les choses et nous avons encore plein de projets! La vie d'une marque se doit d'avoir toujours un train d'avance», explique Nathalie Janvier.
Après le succès de sa marque de produits coiffants Hairgum, le petit laboratoire de Luriecq ne cesse d'innover et se positionne sur un marché de niche en créant de nouvelles gammes de produits capillaires bio et labellisés.