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Arc France en redressement judiciaire : deux anciens dirigeants en lice pour relancer le verrier
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Arc France en redressement judiciaire : deux anciens dirigeants en lice pour relancer le verrier

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Le verrier Arc France, installé à Arques (Pas-de-Calais), a été placé en redressement judiciaire le 8 janvier, marquant un nouveau chapitre dans une décennie de difficultés. Près de 4 000 salariés sont concernés, tandis que deux candidats à la reprise, dont Timothée Durand, héritier historique de l’entreprise, se positionnent pour tenter de relancer le numéro un des arts de la table.

Deux candidats ont déjà manifesté leur intention de déposer un dossier de reprise pour Arc France, en redressement judiciaire depuis le 8 janvier 2026 — Photo : Arc France

Arc France, c’est un sauvetage qui n’en finit pas. En difficulté depuis une dizaine d’années, le verrier basé à Arques (Pas-de-Calais) a été placé le 8 janvier dernier en redressement judiciaire, à la demande de sa direction. L’industriel, qui emploie encore près de 4 000 salariés, est désormais à la recherche de repreneurs. Et en dépit d’une situation compliquée, il suscite l’intérêt.

Examen des dossiers début février

Deux candidats sont déjà sur les rangs, selon plusieurs médias. Ils ont jusqu’au 28 janvier pour déposer leur offre, le tribunal de commerce de Lille devant examiner les dossiers le 4 février. Le premier à s’être manifesté est Timothée Durand, membre de la famille qui a conduit cette entreprise à devenir le numéro un des arts de la table. Contacté par la rédaction, il n’a pas donné suite. Il a été cadre dirigeant d’Arc France jusqu’en 2024, passant au total une vingtaine d’années dans l’entreprise. Son offre de reprise serait épaulée par Matthieu Leclercq, fils du fondateur de Decathlon et ex-dirigeant de l’équipementier sportif.

Timothée Durand avait déjà déposé une offre de reprise pour Arc France, lors de la dernière opération de refinancement, menée en 2025. Mais un autre dossier lui avait été préféré. Il impliquait l’entrée au capital de deux nouveaux actionnaires, Pascal Cagni et Patrick Molis, qui ont apporté 15 millions d’euros chacun, avec le soutien de l’actionnaire, le fonds américain PHP (12 millions) et de l’État (30 millions).

Vers un redimensionnement d’Arc

Un autre ancien dirigeant d’Arc France compte déposer une offre : Patrick Puy, président du directoire du verrier de 2013 à 2015. Dans les deux cas, la reprise nécessitera un redimensionnement d’Arc, pour faire face à la baisse de la demande et à la hausse des coûts de production. En 2024, Arc France réalisait un chiffre d’affaires de 404 millions d’euros, avec une perte de 32,4 millions d’euros. Ce redressement judiciaire doit permettre à l’entreprise d’effacer une partie de ses dettes, pour repartir sur de meilleures bases, sans doute avec un nouveau soutien financier de l’État. Les banques, elles, ne s’y risquent plus.

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