Repérer les tendances, être en veille sur ce que font les autres: l'Anuga de Cologne aura joué du 10 au 14octobre son rôle de fenêtre traditionnelle sur les tendances de l'agroalimentaire à l'échelle de la planète. Même si, avec 153.000 visiteurs de moins, la fréquentation est en légère diminution, l'Anuga reste aussi gigantesque que l'offre agroalimentaire mondiale, avec 6.522 exposants de denrées alimentaires en provenance de 97 pays et 10 salons professionnels. Disséminés dans les allées sur le stand France ou ailleurs, les Bretons paraissaient bien petits face aux géants mondiaux du Brésil, d'Australie et de Chine. Ou encore face aux Italiens, de plus en plus présents en Allemagne. À cette échelle, s'afficher breton n'est pas la priorité. «Autant on s'appuie sur la gastronomie française à l'export, autant on joue sur notre appartenance régionale en France, avec Produit en Bretagne», explique Jacques Gonidec. Le P-dg de la sardinerie Gonidec de Concarneau (50 salariés; 5% du CA à l'export), est venu ici avec CCI International Bretagne et 40 autres entreprises de la région. Parmi elles, la Fruitière du Val Evel (6,5M€ en 2009; 27 salariés), PMI familiale de Naizin (56) spécialisée dans les purées de fruits et coulis transformés pour les métiers de bouche, justifie sa présence par l'importance de son chiffre d'affaires à l'export (75%). «La présence des grands chefs français à l'étranger, ça nous a facilité la tâche. C'est sûr, l'image et la notoriété de la gastronomie française aide», souligne son directeur commercial Bertrand Gilot.
Salon mondial de l'agroalimentaire, l'Anuga de Cologne regroupe tous les deux ans début octobre les acteurs mondiaux de l'agroalimentaire.