Année 2010 : Se serrer les coudes et anticiper
# Conjoncture

Année 2010 : Se serrer les coudes et anticiper

Comme les années précédentes, l'assemblée générale de l'Union des Entreprises pour l'Ille-et-Vilaine a fait le plein, le mois dernier à Pacé.

La crise, ce n'est pas une surprise, a largement été évoquée lors des différents débats face au parterre de chefs d'entreprises et acteurs économiques. Joël Chéritel, président de l'UE35, a ainsi confié que la cellule économique et sociale de l'organisation patronale n'a pas chômé en 2009. «Nous avons traité 1.400 appels. Ils sont à comparer aux 800 de l'année 2008.» S'agissant de la médiation du crédit, Jean Hamon, président d'Idea35, a pour sa part insisté sur les mois qui viennent. «En 2010, elle a toujours son utilité. Les déferlantes vont continuer à tomber sur un certain nombre de secteurs et d'entreprises. La séance de présentation des bilans 2009 risque d'avoir un côté sportif. Il est important de s'y préparer.» Au-delà de ça, par vidéo interposée, Michel Pécoul, président du tribunal de commerce de Rennes, a souligné l'importance d'autres dispositifs. Méconnus pour les uns, qui effraient pour les autres.




Le syndrome du joueur de casino

«Le mandat ad hoc, à la demande de l'entreprise, permet de nommer un auxiliaire de justice pour l'aider, a poursuivi le président du tribunal. Cela permet de se mettre en position d'égalité vis-à-vis du créancier. On obtient un moratoire, un délai». Quant à la conciliation, c'est «une mission plus étendue pour pouvoir faire face à de multiples créanciers. » Mais d'insister: «ces deux procédures amiables et confidentielles ne peuvent être appliquées que si on vient très tôt! S'ils attendent trop, forcément, ils vont faire comme le joueur de casino qui veut se refaire et n'y arrive jamais.» Les chefs d'entreprises sont prévenus.

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