C'est un tournant, un pari aussi pour Anne Miriel qui a quitté en juin Bretagne Développement Innovation (BDI) pour se lancer à son compte. Toujours au service du marketing territorial. « J'ai beaucoup réfléchi », confie celle qui aime bâtir. Non pas qu'elle manquait de projets à l'agence économique du conseil régional, mais cette exploratrice avait soif de nouvelles aventures à 52 ans. Son nouveau terrain de jeu s'appelle Inkipit, un nouveau chapitre à écrire.
Femme de réseaux « On peut dire que c'est un cabinet spécialisé dans le marketing territorial et le marketing de projet », précise sa créatrice. À l'heure des recompositions territoriales et du regroupement des organisations, elle veut mettre son expérience au profit de ceux qui ont à repenser leur stratégie d'attractivité ou à définir une nouvelle identité. Experte de la chaire attractivité et nouveau marketing territorial à Science Po Aix, elle assure tout un travail de veille et de benchmark. À Rennes, cette femme de réseaux revendique 23 années de com'. Elle a « fait grandir » la direction de la communication du conseil régional qu'elle a pilotée de 1989 à 2010. Directrice de l'attractivité du territoire de 2010 à 2014 chez BDI, Anne Miriel a aussi été la cheville ouvrière de sa création autant que du lancement de la Marque Bretagne (500 partenaires à ce jour). « Nous étions partis d'une feuille blanche. » Elle adore. Il fallait évangéliser les Bretons, surtout les entreprises. Organiser le jeu collectif autour d'une marque aux valeurs partagées. Construire une politique globale de l'attractivité en parlant d'une seule voix pour émerger dans le concert mondial.
« L'affaire de tous » Pour Anne Miriel, « l'attractivité est l'affaire de tous » et « les entreprises ne peuvent pas tout attendre des acteurs publics ». Elle veut conseiller les deux, manager des projets complexes, assister des Pays et communautés de communes qui en ont besoin mais n'ont pas les ressources internes... La tâche paraît immense ; le marché est là.
G.B.