Jean-Marc Devise, président de la CCI d'Arras ne décolère pas. Il ne comprend la stigmatisation faite autour de 3CA, le projet d'implantation d'une centrale à cycle combiné de l'Artois d'une puissance de 420MW.
300M€ d'investissements
Le groupe Alpic, acteur majeur de la production d'électricité, à capitaux suisses et français, a choisi Monchy-au-Bois pour y implanter une unité de production d'électricité. L'industriel prévoit d'investir 300M€ sur ce site qui pourrait rentrer en activité en 2013. Quelque 300 salariés devraient travailler à la construction de l'usine pendant trois ans. Ensuite, près de 70 emplois seront créés sur le site. «Pendant onze mois, nous avons travaillé sereinement. 50 réunions ont été menées avec des ingénieurs, la présence de l'agence régionale de santé. Personne ne trouvait alors rien à redire. Là, à l'approche d'élections (NDLR: les élections cantonales), les politiques réagissent. Ils jouent sur des peurs et pas sur l'information. Personne n'a l'intention de polluer ou de ne pas respecter le cadre de vie», martèle le président Devise. Pour cela il s'appuie sur l'expérience d'Alpic qui fait référence «en Allemagne, Pays Bas, etc. Leur technologie est maîtrisée» et d'ajouter «qu'il n'y aura pas de stockage de gaz sur place» Pour l'heure, Alpic attend les conclusions de l'enquête publique. «Ce projet est extraordinaire pour le territoire. Il renvoie à plein d'enjeux de développement pour nos entreprises. Sans des investissements comme ceux d'Alpic, comment maintient-on le niveau de vie sur l'Arrageois?»
À l'heure du renouvellement du parc électrique français, le groupe Alpic porte un projet de centrale à cycle combiné dans l'Arrageois. Face à des opposants, le président de la CCI d'Arras réagit.