Alpes-Maritimes : Le réseau de foot à 5 Soccer Park veut mener au score
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Alpes-Maritimes : Le réseau de foot à 5 Soccer Park veut mener au score

Le réseau azuréen de centres de foot à 5 vient de finaliser sa troisième levée de fonds (900 K€) en trois ans et vise un développement autofinancé à l'horizon 2017. Il compte à ce jour douze centres en activité.

Dans le match que se jouent les centres de foot à 5, Soccer Park entend bien creuser le score. Le réseau azuréen, fondé en 2010 par le quatuor Tony Jalinier, Guillaume Debelmas, Olivier Médeville et Marc Dessenis, vient en effet de conclure sa troisième levée de fonds - 900 K€ - en trois ans. Soit, au total, 3,9 M€ obtenus auprès de BPIFrance, la société de gestion Midi Capital et, pour la dernière opération, un entrepreneur issu du secteur des biotechs. « Les précédents tours de table nous ont permis de structurer l'entreprise, d'accélérer les ouvertures avec six nouveaux centres lancés en 18 mois. L'idée désormais est de développer le réseau sur un rythme annuel de trois à quatre ouvertures de façon à atteindre l'autofinancement d'ici à deux ans », explique Tony Jalinier.

Douze centres en activité
Avec douze centres en France, dont les 2/3 détenus en propre, et un chiffre d'affaires de 3 M€, Soccer Park se place dans le Top 3 des réseaux de foot à 5. Une position qu'il s'agit de renforcer, voire d'améliorer, sur un marché hyper fragmenté, constitué d'une ribambelle de petites structures indépendantes, alors que se confirme un mouvement de concentration sur les grandes villes hexagonales. Pour ce faire, l'enseigne azuréenne s'appuie sur trois points différenciants, à commencer par un concept identitaire fort, retravaillé l'an dernier par une agence de design parisienne afin de monter en gamme et faire de ses centres sportifs de véritables « centres de vie ». À cela s'ajoute une politique événementielle particulièrement fournie qui lui a permis d'obtenir, en exclusivité, l'organisation des qualifications pour la France de la coupe du monde de foot à 5, programmée en Thaïlande en mars prochain. Enfin, le réseau a fait le pari de la technologie en investissant 150 K€ dans une plateforme digitale qui produit automatiquement, à l'issue de chaque match, photos, vidéos et statistiques pour l'ensemble des joueurs. « Dans ce domaine, nous souhaitons aller plus loin en équipant les joueurs de capteurs d'activité », précise Tony Jalinier. Bref, autant de propositions de valeur qui viennent de séduire deux premiers indépendants passés sous bannière Soccer Park. « Les bons emplacements sont rares et très sollicités, il s'avère donc nécessaire de capter les structures existantes, même si seule une vingtaine corresponde à notre cahier des charges ».

Rentabilité à trois ans
Quant au modèle économique, il privilégie la rentabilité à trois ans. « Un centre demande un investissement initial de 600K à 1 M€, reprend le dirigeant. La location des terrains permet d'atteindre le seuil de rentabilité, les marges dégagées provenant des services annexes : tournois, anniversaires, offre séminaire pour entreprises, vente au bar ou en boutique, etc... » Un modèle éprouvé puisqu'à ce jour six centres Soccer Park sont d'ores et déjà rentables.

Gaëlle Cloarec

Soccer Park


(Sophia Antipolis) Dirigeant : Tony Jalinier CA (à juin 2015) : 3 M€ 8 personnes (siège) Tél. : 07 60 52 58 74 @email

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