Le 30 octobre dernier s'est tenu la première université de l'APPIM durant laquelle 40 adhérents ont travaillé sur 4 problématiques majeures : le financement, les ressources humaines, le modèle économique et l'accès au marché. L'industrie est une entreprise comme une autre...
Absolument. La question est alors de savoir ce que l'industriel de ce territoire peut amener comme réponse à ces problématiques communes. Le but de cette université était d'exposer les solutions potentielles de chacun, de les confronter pour en proposer de concrètes et cibler qui de l'APPIM ou de ses partenaires (CCI, UPE, UIMM...) était le plus à même de les porter.
Par exemple ?
Les banques ont été mises à mal dans les discussions mais mises à contribution dans les solutions. La notation des entreprises, par exemple. Comment pouvons-nous perdre du crédit chez nos fournisseurs pour une notation dont personne ne comprend rien ? Nous sommes exclus du débat. Il conviendrait que les banques, organismes de notation et industriels se retrouvent une fois par an pour que les règles du jeu (qui ne se limitent pas à nos résultats, c'est bien plus fin que cela) soient clairement énoncées et qu'on sache comment avancer.
Vous avez également imaginé un comptoir de l'offre et de la demande. Expliquez-nous.
Sous prétexte du secret, du risque de perdre un marché, rien ne se dit. Donc rien ne se fait. On va à droite, on va à gauche, on bouffe du carbone pour trouver des contrats alors qu'ils existent ici. À l'instar des programmes " Cap Indus " ou des " Rencontres Business ", ce comptoir est une réponse qui vise à mettre en relation les donneurs d'ordres et les sous-traitants. En temps réel et via le Web. Les premiers postent un besoin, les seconds y répondent. Il s'agit de faciliter le point de départ du marché, et cela tient parfois à quelques minutes. C'est Jean-François Lasiaille de Thales Underwater Systems qui a pris ce sujet en main, dont la difficulté tient principalement au référencement des compétences de chacun, les industriels de l'APPIM et les autres, car l'objectif est de faire adhérer le maximum d'entreprises à la démarche pour que le réseau se tisse davantage et ainsi obtenir une base de données la plus exhaustive possible.