AIM vient de rénover la chaîne de production de son site à Antrain, seul en Ille-et-Villaine pour le groupe normand. Les installations ont été réhaussées et des passerelles élévatrices installées pour mettre le site aux normes. «La chaîne était trop basse, les carcasses avaient tendance à traîner par terre et sur les infrastructures», explique Jean-Pierre Vincent, dg du groupe.
Augmentation de la productivité
«Cet investissement a amélioré la qualité et les conditions de travail», se félicite Claude Fauvre, directeur de production à Antrain. Résultat la productivité est passée de 60 veaux abattus/h à 70, et de 30 gros bovins/h à 35. Jean-Pierre Vincent estime que la production annuelle du site, qui est actuellement de 16.000 t de viande de veau et boeuf, pourrait augmenter de 1.000 t. Le site de Sainte-Cécile, siège du groupe, enregistre une production de 72.000 t/an de viande de porc. Le troisième centre de production, à Nogent le Rotrou, 6.000 t/an de viande de boeuf, veau et agneau. 50% de cette production est hallah, un marché qui augmente de 10% par an et sur lequel AIM s'est lancé en 2005.
Vagues d'investissements
Cette vague d'investissement suit les 4,5M€ déboursés pour rénover les frigos, bouverie, triperie, etc., d'Antrain en 2004, après que le groupement de producteurs de porc CAP50 a racheté 64% des parts d'AIM pour 12M€. Depuis la valeur des titres a doublé.
Vers la norme ISO 9001
Les investissements continuent, notamment pour « obtenir la certification ISO 9001 car nous sommes à la traîne à ce niveau là», avoue le dg du groupe qui exporte 21 % de sa production et tient à renforcer son image locale. AIM a fait le bilan de ses rejets de CO2. Rien que les fuites de liquide des frigos de Sainte-Cécile ont plus d'impact que l'ensemble des activités de transport du groupe. Coût du changement de type de refroidissement : 3M€. Le fils d'agriculteur, qui «gère sa société comme une entreprise classique», prépare un business plan sur 5 à 10 ans pour financer mises aux normes et investissements stratégiques. «J'ai besoin de 28 M€ pour tout faire, explique-t-il, je vais commencer par ce qui apportera le plus de valeur ajoutée à personnel constant.» Un plan ambitieux dans le contexte actuel. Les 72.000 t de porc produites représentent 60% du CA du groupe mais son cours est bas. AIM se rabat sur les exportations sur le marché européen, d'autant que la Russie, qui a acheté 4.800 t de viande porcine en 2008 n'en a acheté que 1.800 cette année.
Le groupe AIM, Abattoirs Industriels de la Manche, a investi 600.000 € pour rénover la chaîne de découpe de son site d'Antrain. La phase de travaux terminée, le groupe réfléchit à ses futures modernisations.