Rennes a enregistré une baisse de 4,7% à 411.849 passagers et Dinard un recul de 10,7% (122.270 passagers), quand Nantes et Brest ont au contraire le vent en poupe. Pour Thierry Ligonnière, président de la SEARD, le recul tient pourtant à trois causes conjoncturelles : le nuage islandais, les conflits sociaux et les conséquences de la vague de froid de fin d'année. «On aura difficilement une année plus noire.» Il sent poindre «une reprise, notamment sur le réseau domestique national», que la SEARD va accompagner d'une campagne de communication et de nouvelles destinations de loisirs low-cost. Avec la conviction que les principaux atouts de Rennes restent «sa proximité et sa facilité d'utilisation. À nous d'adapter l'offre à la demande.» Rennes souffre depuis le début de la crise, après une décennie plus favorable. Le rapport d'activités 2008 des aéroports français de la DGAC publié en juin dernier fait état d'une progression du trafic passagers de 3,7% sur dix ans. Interrogé sur Notre-Dame des Landes, Antoine Gilbert, vice-président de la CCI Rennes-Bretagne et à ce titre président du conseil stratégique, explique que Rennes mise «plutôt sur une complémentarité que sur un affrontement.» Et la LGV qui pourrait mettre en péril les liaisons avec la capitale ? «Il y aura peut-être un tassement mais cela repartira.»
Trafic Un ?empilage d'événements exogènes? explique une année noire, selon les responsables de la Société d'exploitation des aéroports de Rennes et Dinard.