Remontés comme des coucous. Au lendemain de la prise de participation de fonds chinois dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac, et alors que celui de Lyon est annoncé comme le prochain sur la liste des aéroports privatisés, la CGPME et MEDEF de Rhône-Alpes, rejointes par le Club des Entrepreneurs pour les Aéroports de Lyon, ont lancé une pétition demandant l’ouverture de droits de trafic aérien. «La limitation de ces droits est un frein pour le développement des entreprises» arguent-ils, dans la foulée de la mobilisation nationale de ces mêmes instances organisée la veille à Lyon. Ils réclament deux lignes supplémentaires vers Dubaï via la compagnie Emiratii. Et d’avancer trois arguments : cette absence impose une correspondance à Paris, donc des pertes de temps et d’argent, le risque de voir un vol direct depuis un aéroport étranger frontalier qui bénéficierait des retombées économiques du déplacement sans participer à l’économie nationale et enfin l’opportunité d'une ouverture touristique que favoriseraient ces ouvertures de lignes. Dans une interview accordée au Journal des entreprises le Préfet Carenco s’était clairement prononcé contre, encourageant plutôt l’ouverture de slots vers la Chine.
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