Aéroport de Nice : Ouverture du bal des prétendants

Aéroport de Nice : Ouverture du bal des prétendants

La publication, le 10 mars, du cahier des charges fixant les modalités de la cession des 60% de parts détenues par l'Etat dans la SACA donne le coup d'envoi du processus de privatisation des aéroports de la Côte d'Azur. Un premier candidat s'est d'ores et déjà déclaré.

Avec la publication des avis au Journal Officiel, le gouvernement lance la procédure d'appels d'offres pour la privatisation partielle de la Société des Aéroports de la Côte d'Azur qui regroupe les plateformes aéroportuaires de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez. Le cahier des charges, qui a fait l'objet d'âpres négociations avec les actionnaires minoritaires (CCI, Région, Département et Métropole), est désormais adopté.

Voir à ce sujet : Privatisation de l'aéroport de Nice. Des avancées et une patate chaude

Charge aux prétendants de faire leurs propositions et de montrer patte blanche. Dans le cahier des charges, il est en effet exigé une expérience en tant que gestionnaire d'aéroports d'au moins 9 millions de passagers, afin d'éviter le cas polémique toulousain. L'aéroport de Nice en a compté plus de 12 millions en 2015. De même, ils doivent, selon les Echos, disposer d'au moins 350 millions d'euros de fonds propres. Pour rappel, la valeur de l'aéroport niçois est estimé entre 1,5 et 1,8 milliard d'euros.

Une somme que n'effraie pas les candidats, dont le premier à sortir du bois est l'alliance franco-espagnole Meridiam - Ferrovial Airport qui dans un communiqué "confirme son intérêt pour l'acquisition des parts de l'Etat dans cet aéroport. Une analyse approfondie du dossier va être menée par le groupe en vue de formaliser une candidature officielle". L'Espagnol, branche aéroportuaire du leader ibérique des infrastructures, gère déjà plusieurs aéroports britanniques dont Heathrow, premier aéroport mondial en terme d'activité. Il s'est allié à la société d'investissement privée française Meridiam, spécialisée dans les infrastructures d'intérêt général (LGV Sud Europe Atlantique, la rocade L2 à Marseille...).

D'autres prétendants devraient se déclarer tout prochainement, du moins avant le 24 mars, midi, date limite pour déposer des propositions de candidatures. Parmi eux, on parle de Vinci, au sein d'un consortium rassemblant la Caisse des Dépôts et l'assureur Prédica, du groupe allemand Allianz, d'opérateurs d'aéroports comme Atlantia (Rome) accompagné d'EDF Invest, GIP (London City Airport), Changi Airport (Singapour) associé au fonds Ardian ou encore Industry Funds Management qui détient des parts minoritaires dans les aéroports de Vienne et de Manchester. Sans oublier ADP, qui toutefois cristallise tous les rejets du territoire azuréen, de peur que Nice ne deviennent plus qu'un simple hub parisien.
Quoi qu'il en soit, les offres fermes devront être déposées avant le 20 juin à midi. Le choix de l'acquéreur interviendra dans les trente jours suivants.