Depuis trois ans, l’Apec interroge les cadres sur l’utilisation de l’IA en entreprise. L’évolution de leurs réponses témoigne d’un sujet de plus en plus accepté et présent dans les usages professionnels.
22 % des cadres voient l’IA comme une menace, contre 30 % en 2023
En 2025, 35 % des cadres utilisent l’IA générative au moins une fois par semaine, et 12 % au moins une fois par jour, selon la dernière enquête de l’Apec. Une habitude de plus en plus présente, en lien avec une perception plus positive de ces outils. Là où ils étaient 30 % de cadres à percevoir l’IA comme une menace pour leur métier en 2023, ils sont 22 % à le penser en 2025.
À l’inverse, les cadres sont aujourd’hui 37 % à voir l’IA comme une opportunité pour leur métier, contre seulement 22 % en 2023. Ce changement de perspective sur l’IA des salariés suit le contexte global du monde du travail, plus à même de communiquer sur ces sujets.
En un an, les entreprises ont largement évolué sur l’utilisation de l’IA
En 2024, l’utilisation des outils IA était "acceptée" dans 31 % des TPE, tandis qu’une large majorité (62 %) n’évoquait pas le sujet. Un an plus tard, les outils d’intelligence artificielle sont acceptés par 41 % des TPE, qui sont désormais un peu plus de la moitié à ne pas évoquer le sujet.
L’évolution est encore plus flagrante chez les PME, ETI et grandes entreprises. En 2024, 26 % des PME acceptent l’usage des outils IA. L’année suivante, elles sont 46 %. Les ETI et grandes entreprises sont de leur côté passées de 30 % d’acceptation à 53 % en 2025. De même, le nombre de PME qui n’évoquent pas le sujet de l’IA avec leurs salariés est passé de 68 % en 2024 à 49 % l’année suivante. Chez les ETI et les grands groupes, cette proportion est tombée de 66 % à 40 %. Concevoir une politique d’entreprise sur les outils IA est donc devenu une règle dans la plupart des entreprises de plus de 50 personnes.