36 Rafale et moi et moi et moi

36 Rafale et moi et moi et moi

Le 23 septembre, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était en Inde pour signer la vente de 36 avions Rafale. Une bouffée d'oxygène pour l'économie régionale, Dassault Aviation et beaucoup de ses sous-traitants étant implantés en Aquitaine. Les bonnes nouvelles sur le plan économique se faisant rares, nos élus locaux se sont empressés de saluer cette réussite, et de s'en attribuer une part. Pour être honnête, ils en ont bien le droit : le soutien des collectivités à notre industrie aéronautique ne s'est jamais démenti, et il faut saluer les outils mis en place à l'échelle locale ou régionale (Technowest, programme Usine du futur, ADI, Aerospace Valley, plans de formation...). Mais si les élus locaux doivent s'attribuer une part des réussites de nos industries, sans doute doivent-ils aussi prendre leur part en cas d'échec ? Il ne fait de doute pour personne que nos usines sont mal en point. Et on peut légitimement considérer que la politique (ou l'absence de politique ?) menée au niveau national y est pour beaucoup. À ce titre, les parlementaires Alain Anziani, Marie Récalde et Alain Rousset, qui appartiennent à la majorité gouvernementale, sont dans une position quasi schizophrénique : pro-business dans leur collectivité, anti-business à Paris. À moins qu'ils aient seulement mis en oeuvre la stratégie de leur chef politique, François Hollande : le consensus. @email Twitter :@YannBuanec