C’est l’un des plus gros employeurs de l’agglomération clermontoise avec déjà quelque 1 350 salariés. L’Atelier Industriel de l’Aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand poursuit ses recrutements avec l’embauche, cette année, de 80 à 100 personnes. L’établissement, rattaché à l’armée de l’Air et de l’Espace, entretient, répare et modernise les aéronefs (avions et hélicoptères) militaires. L’industriel étatique prend en charge des avions de chasse (Mirage 2000 et Rafales), mais aussi les gros-porteurs (A400M et C-130) et les hélicoptères d’attaque (Tigre et Gazelle). "Nous connaissons une forte activité. À l’instant T, nous nous occupons de près de 70 aéronefs à Clermont-Ferrand et nous en livrons une centaine par an", détaille l’ingénieur général de l’armement Hubert Vailong, qui assure la direction du site.
Des profils divers recherchés
En activité depuis 1939, l’industriel assure des maintenances qui peuvent durer de quelques semaines, à une voire deux années. "Cela peut aller jusqu’au démontage complet de l’avion. C’est très technique et cela demande un haut niveau d’expertise", poursuit le directeur de l’AIA Clermont-Ferrand.
La campagne de recrutement a déjà commencé et l’éventail des postes recherchés est très large : ouvriers, techniciens, ingénieurs… "Nous avons besoin de chaudronniers, d’électriciens mais aussi des personnes avec des compétences électroniques et informatiques, des data analysts notamment pour mettre en œuvre l’intelligence artificielle. Sans oublier des logisticiens, des commerciaux… Nous avons aussi des postes à pourvoir dans les fonctions support, notamment dans les RH et la finance", détaille Hubert Vailong, diplômé de Polytechnique et de Supaéro.
Vaste chantier d’amélioration des Rafales
Ces recrutements doivent permettre à l’AIA de pérenniser son activité. L’établissement est, notamment, engagé dans un vaste chantier d’amélioration des Rafales, afin d’accroître leurs performances et capacités militaires. 90 appareils seront ainsi "retrtofités" sur le site d’ici 2031.
Trois nouveaux hangars pour l’A400M
Et puis, dans les prochains mois, l’Atelier Industriel de l’Aéronautique va devoir monter en puissance sur l’A400M. La France attend de nouvelles livraisons de ces avions de transport militaires. La loi de programmation militaire se fixe un objectif d’une trentaine d’appareils d’ici 2028, contre 25 aujourd’hui.
Afin d’accueillir ces gros-porteurs, l’AIA est, d’ailleurs, en train de s’équiper de trois nouveaux hangars sur son site de 66 hectares, tout proche de l’aéroport de Clermont-Ferrand. "Deux nous ont déjà été livrés cet hiver et le dernier le sera fin 2025. Nous aurons la capacité de traiter, de manière simultanée, cinq A400M, ce qui nous permettra d’assurer au mieux leur plan d’entretien", note Hubert Vailong qui précise que le site de Clermont-Ferrand est le seul en France à assurer cette maintenance industrielle approfondie.