Grand Est

Ressources humaines

Tribune Épargne salariale et épargne retraite : un nouveau pacte social

Par Cédric Renaud, directeur du développement BDR, Caisse d’Épargne Grand Est Europe, le 13 avril 2021

Les dirigeants d'entreprises conçoivent majoritairement l'épargne salariale et l'épargne retraite comme des outils de relance de l'activité et des boosters de performances. Ces dispositifs permettent de récompenser et de fidéliser les salariés qui étaient en première ligne durant la crise, et d'attirer de nouveaux talents. La loi ASAP de décembre 2020 en simplifie la mise en place.

Cédric Renaud, directeur du développement et de la transformation - Pôle BDR - Banque des Décideurs en Région - Caisse d'Épargne Grand Est Europe.
Cédric Renaud, directeur du développement et de la transformation - Pôle BDR - Banque des Décideurs en Région - Caisse d'Épargne Grand Est Europe. — Photo : DR

L’épargne salariale et retraite répond aux préoccupations à la fois des dirigeants d’entreprises et de leurs salariés. Grâce à ces dispositifs le dirigeant peut accroître la rémunération de ses collaborateurs (mais aussi la sienne et celle de son conjoint collaborateur) et les remobiliser en les associant aux résultats de l’entreprise. Le salarié, quant à lui, se constitue une épargne avec l’aide de son entreprise (les sommes épargnées pouvant être abondées par l’employeur) pour financer ses projets de vie et disposer d’un complément de revenu à la retraite.

Les conditions fiscales des deux dispositifs sont très avantageuses : pas d’imposition sur le revenu, exonération de charges sociales des sommes investies sur un plan d’épargne salariale (hors CSG et CRDS), suppression du forfait social (20 %) sur les sommes investies sur un plan d’épargne salariale et retraite dans les entreprises de moins de 50 salariés. À noter que la loi d’accélération et de simplification de l’action publique (dite loi ASAP) du 7 décembre 2020 simplifie la mise en place de l’épargne salariale et retraite dans les entreprises de moins de 11 salariés par décision unilatérale de l’employeur.

Un double effet vertueux

En matière d’épargne retraite stricto sensu la crise économique actuelle a par ailleurs un effet révélateur : les dirigeants d’entreprise qui étaient en attente d’une éventuelle réforme des retraites, la jugent aujourd’hui trop lointaine. Ils sont prêts à transformer leurs dispositifs en misant sur la simplification de l’écosystème des produits d’épargne retraite supplémentaires induit par la loi Pacte de 2019. Cette loi permet de se constituer une épargne retraite individuelle tout en bénéficiant d’avantages collectifs mis en place par son entreprise. Les sommes placées issues de l’épargne volontaire (déduites ou non du revenu imposable) et de l’épargne salariale peuvent désormais être retirées à tout moment pour l’achat d’une résidence principale ou en cas d’accident de la vie. Au moment du départ en retraite, l’épargne volontaire peut-être liquidée en rente ou en capital, ou sous forme d’un mix des deux.

Alors que les deux tiers des Français sont majoritairement inquiets pour leur propre retraite (84 % d’entre eux craignent de manquer d’argent selon le baromètre Ipsos 2020 du Cercle des Épargnants " Les Français, l’épargne et la retraite ") l’ambition du gouvernement est de faire passer l’encours de l’épargne retraite entreprise de 230 à 300 milliards d’euros d’ici à 2022. Avec à la clef un double effet vertueux : les sommes ainsi investies dans des fonds d’épargne salariale consolideront les retraites futures des salariés et viendront renforcer les fonds propres des entreprises mis à mal par la crise pour les aider à rebondir en finançant l’innovation et la croissance de demain.

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