Haute-Garonne

Santé

Coronavirus : la demande explose pour les machines de traitement de déchets médicaux de Tesalys

Par Paul Falzon, le 07 février 2020

Créée en 2012, Tesalys a mis au point des machines pour traiter les déchets à risque infectieux. Avec la crise sanitaire liée au coronavirus, la PME de Haute-Garonne anticipe une hausse de 30 à 50 % de ses ventes dans les prochains mois.

Conçues et mises au point par Tesalys dans ses locaux de Saint-Jean (31), les machines dédiées au traitement des déchets médicaux à risque infectieux font l'objet d'une demande soutenue en Asie depuis le début de l'épidémie de coronavirus.
Conçues et mises au point par Tesalys dans ses locaux de Saint-Jean (31), les machines dédiées au traitement des déchets médicaux à risque infectieux font l'objet d'une demande soutenue en Asie depuis le début de l'épidémie de coronavirus. — Photo : Tesalys

Alors que la crise sanitaire autour de l’épidémie de coronavirus impacte désormais l’économie mondiale, par exemple avec l’arrêt de la ligne d’assemblage d’Airbus dans la ville chinoise de Tianjin, une entreprise de la région toulousaine voit, elle, ses marchés exploser.

Créée en 2012, Tesalys (20 salariés, CA 2018 : 4,5 M€) a développé une technologie brevetée de broyage et de désinfection des déchets à risque infectieux, déclinée dans sa machine Steriplus. Si son siège social est basé à Lyon, c'est dans ses locaux de Saint-Jean (Haute-Garonne) que l'entreprise concentre ses activités commerciales et de production. Son développement est spectaculaire depuis un an, avec une levée de fonds de 6 M€ et la construction d’un nouveau bâtiment comprenant deux lignes de production. La crise du coronavirus devrait encore accélérer le mouvement. 

Jusqu’à 50 % de ventes en plus

« Nos solutions étaient déjà identifiées dans de nombreux pays, et notamment en Asie, où nous réalisons déjà 50 % de notre chiffre d’affaires, détaille Miquel Lozano, président et cofondateur de Tesalys. Les contrats en cours de négociation nous font anticiper des ventes en hausse de 30 à 50 % dans les prochains mois. » Les demandes viennent principalement de Chine, Thaïlande et Vietnam, mais les contacts sont aussi établis avec plusieurs pays d’Amérique latine et d’Afrique.

Grâce à ses nouvelles capacités, la PME pourrait rapidement augmenter sa production à 200 machines par an, contre une centaine actuellement. Des recrutements sont en cours pour assurer cette montée en charge.

Machines compactes

« Naturellement, on ne peut pas se réjouir de la crise sanitaire actuelle, mais nous sommes satisfaits d’offrir des solutions de traitement qui contribuent à limiter les risques de propagation du virus », indique Miquel Lozano. Le principal atout des machines conçues par Tesalys est leur compacité, qui facilite leur installation dans les centres de soins de proximité.

La PME s’est aussi adaptée aux caractéristiques épidémiques du coronavirus, et notamment sa haute volatilité, en équipant ses machines d’une table de décontamination supplémentaire.

Conçues et mises au point par Tesalys dans ses locaux de Saint-Jean (31), les machines dédiées au traitement des déchets médicaux à risque infectieux font l'objet d'une demande soutenue en Asie depuis le début de l'épidémie de coronavirus.
Conçues et mises au point par Tesalys dans ses locaux de Saint-Jean (31), les machines dédiées au traitement des déchets médicaux à risque infectieux font l'objet d'une demande soutenue en Asie depuis le début de l'épidémie de coronavirus. — Photo : Tesalys

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