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P.Factory : Accompagner les jeunes pousses du numérique

Par Laurie Maneval, le 03 octobre 2014

Accompagnement. La société P.Factory, créée par Patrick Siri et Bertrand Bigay, ambitionne de marcher sur les traces de l'accélérateur parisien The Family...
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

À l'initiative de Patrick Siri et Bertrand Bigay, deux hommes rompus à l'accompagnement de projets d'entreprises en Provence, P.Factory a été portée sur les fonts baptismaux début septembre. Dans les pas de l'accélérateur parisien The Family, cette société ambitionne de soutenir une trentaine de start-up du numérique chaque année. P.Factory prodiguera conseils et ouvrira son épais carnet d'adresses... Eric Ammar, Gérard Canavese, Alexandre Vernazza ou encore Didier Parakian et Yann Le Fichant... Quelque 40 grands patrons provençaux oeuvrant dans l'économie numérique et traditionnelle ont été convaincus par le projet P.Factory, porté par deux hommes du sérail. Au terme de huit mois de démarches, Patrick Siri et Bertrand Bigay ont ainsi levé 1 M€ (dont un tiers de la Caisse d'Épargne) pour permettre d'accompagner les start-up du numérique en leur proposant des ateliers de travail ciblés, des privilèges sous forme de services utiles (comptable, banques...) et l'accès à différents réseaux.




Des services d'une valeur de 700.000 €

En contrepartie de ces services gratuits mais d'une valeur de 700.000 euros, P.Factory prendra 3 % du capital initial de la start-up et bénéficiera d'une décote de 30 % lors de la première levée de fonds. « La force d'un accélérateur c'est d'injecter du capital humain et financier », souligne Patrick Siri, président de Provence Business Angels. Spécialiste de l'accompagnement de chefs d'entreprises, son initiative part d'un constat : « Sur dix investissements, nous parvenons à un succès d'entreprise, trois vivent moyennement et 6 échouent. Les Business Angels vont s'essouffler si nous n'inversons pas la tendance. Notre but consiste à parvenir à 3 succès, 3 réussites moyennes et 4 échecs avec un accompagnement renforcé des chefs d'entreprises reposant sur le business model, les équipes et une action à l'international ». Lors de la soirée de lancement à l'Ecole de Management de Marseille, le 10 septembre dernier, le fondateur de Cityvox et directeur général de P. Factory, Bertrand Bigay, a expliqué s'être inspiré du modèle parisien The Family.com. Pour son cofondateur Oussama Amar, venu soutenir le premier accélérateur en province, « créer une entreprise, c'est traverser la mer en solitaire sur un radeau ». L'homme qui a connu des revers dans la création d'entreprise souligne la nécessité de créer un écosystème favorable à l'image de la Sillicon Valley. P. Factory, un des chefs de file du projet territorial de la filière numérique " French tech ", cible une trentaine de projets par an. Dix start-up ont déjà été sélectionnées. Parmi elles, SeaNext et Subleem, deux sociétés reposant sur les nouvelles technologies. « Subleem s'adresse aux passionnées de beauté. Ce site permet aux femmes de partager des conseils de maquillage et de visionner des tutoriels correspondant à leur style », explique sa créatrice Alexiane Derail qui espère bénéficier du réseau de P. Factory. « On a souvent du mal à prendre du recul », explique la jeune femme. De son côté, David Rian qui a développé un logiciel d'aide à la décision, attend de cet accélérateur un accompagnement pour monter " un bon business model " de SeaNext, société basée à Saint-Rémy de Provence.

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