Aveyron

Distribution

Le groupe Finadorm devient un leader français de la distribution de literie

Par Philippe Kallenbrunn, le 02 novembre 2022

En acquérant le réseau de magasins de La Compagnie du Lit, le groupe aveyronnais Finadorm renforce son activité de distributeur de literie qu’il exerce déjà via France Literie. Désormais à la tête de 200 magasins en France, il est bien décidé à poursuivre son développement.

Fondé en 1984 par l’entrepreneur aveyronnais Jean-Rémy Bergounhe, alors jeune menuisier confectionnant des sommiers à lattes dans un petit atelier de Millau. le groupe Finadorm s’est développé par croissances externes successives.
Fondé en 1984 par l’entrepreneur aveyronnais Jean-Rémy Bergounhe, alors jeune menuisier confectionnant des sommiers à lattes dans un petit atelier de Millau. le groupe Finadorm s’est développé par croissances externes successives. — Photo : DR

Le groupe aveyronnais Finadorm (1 200 collaborateurs, CA : 240 M€) acquiert, auprès du groupe Le Hodey, La Compagnie du Lit, un acteur omnicanal de distribution de literies, fort de 100 magasins en France et d’un site d’e-commerce réunis dans la société Sodipram (Yvelines). Cette opération intervient grâce à un financement de Bpifrance en Obligations Relance et à celui d’un consortium de banques, mené par Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées, avec la Caisse d’Épargne Midi Pyrénées, la Banque Populaire Occitane, la BNP, GSO Financement et Bpifrance. Volet du plan de relance du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, le fonds Obligations Relance, créé par les assureurs et la Caisse des Dépôts et doté de 1,7 milliard d’euros, finance les PME-ETI touchées par la crise sanitaire, qui investissent dans leur développement et leur transformation. Déjà propriétaire depuis 1998 de l’enseigne de magasins France Literie, Finadorm compte désormais près de 200 magasins et s’impose comme un leader de la distribution de literies sur le marché français, cette activité générant un chiffre d’affaires de 84 millions d’euros.

40 millions d’euros dans la production industrielle de literie

“Chacun de ces deux réseaux restera autonome, précise Jean-Rémy Bergounhe, le président de Finadorm. Ils continueront de fonctionner comme ils l’ont fait depuis toujours. Cette opération s’inscrit dans la stratégie que j’ai commencée il y a 25 ans : être présent sur le marché de la distribution comme de la fabrication.” Le groupe Finadorm, basé à Luc-la-Primaube, a été fondé en 1984 par cet entrepreneur aveyronnais, alors jeune menuisier confectionnant des sommiers à lattes dans un petit atelier de Millau. Il s’est ensuite développé par croissances externes successives. Il regroupe aujourd’hui des PME qui évoluent dans différents secteurs d’activité à l’instar de la petite enfance (entreprises Mathou et Loxos), de l’habitat de loisirs (Louisiane, Chalets Fabre, Lodges CIAT) et de la construction bois (Sicob). En plus de la distribution de literie, il intervient dans la production industrielle de literie (40 M€ de chiffre d’affaires) au travers des marques Dunlopillo (Yvelines), rachetée en 2020 pendant le premier confinement, Biotex (Toulouse), acquise en 2018, et Technilat (Aveyron), la première société créée par Jean-Rémy Bergounhe il y a 38 ans.

Deux tiers en succursales, un tiers en franchises

“Je suis en veille permanente sur tout ce qui pourrait renforcer l’activité des différents pôles du groupe Finadorm, explique le dirigeant. Je m’intéressais depuis longtemps à La Compagnie du Lit, un réseau référent du marché français de la distribution de la literie sur lequel nous sommes présents depuis très longtemps. Je savais que la société allait être mise à la vente et lorsque Rothschild m’a transmis le dossier, tout s’est fait naturellement.” Lors de son rachat en 1993 par Philippe Le Hodey et son groupe familial, La Compagnie du Lit, véritable succès entrepreneurial, ne comptait que quatre magasins. “La Compagnie du Lit soutient un rythme de développement important, poursuit Jean-Rémy Bergounhe, en succursales pour les deux tiers et pour un tiers en franchises, et nous avons bien l’intention de le maintenir. Si nous avons encore beaucoup de choses à faire en France, j’espère que, dans les prochaines années, nous pourrons nous tourner vers l’étranger.”

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