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Le Port de Bordeaux accueille son plus long chantier de déconstruction

Par Caroline Ansart, le 27 novembre 2023

Huit anciens navires militaires désarmés vont être déconstruits au Grand port maritime de Bordeaux (GPMB). Le chantier, exceptionnel, durera 36 mois. C’est le plus long jamais accueilli par le GPMB, qui fait partie des 18 sites mondiaux agréés par l’Union européenne pour le démantèlement de bateaux.

Le port de bordeaux va déconstruire huit navires militaires désarmés.
Le port de bordeaux va déconstruire huit navires militaires désarmés. — Photo : GPMB

La première coque de l'ancien navire militaire Suffren, frégate lance-missiles de la Marine nationale jusqu'alors stationnée à Toulon, est arrivée au Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) vendredi 24 novembre. Dans quelques semaines arriveront l’ex-Meuse (157 m), l’ex-Jean de Vienne, l’ex-Montcalm et l’ex-Cassard (tous les trois longs de 139 m), et dans les mois qui viennent deux coques de Brest (Finistère) - l’ex-Albatros, l’ex-Georges Leygues - et enfin un bâtiment en provenance de Lorient (Morbihan), l’ex-d’Entrecasteaux.

Cette activité de recyclage s’intensifie au pôle naval de Bordeaux Port depuis 2012. En avril, il accueillait ainsi des bateaux de pêche. Cette fois, le marché a été remporté par un groupement porté par la société francilienne Cardem (134 M€ de CA en 2021, filiale de Vinci), et intégrant la société azuréenne Snadec Environnement pour la dépollution et le désamiantage (basée à Cagnes-sur-Mer, 53,7 M€ de CA en 2021) et la société Sirmet pour la partie valorisation de la ferraille, dont le siège est à Boulazac en Dordogne (154 M€ de CA en 2022).

25 000 tonnes de ferraille recyclées

Le chantier donnera lieu au recyclage d’environ 25 000 tonnes de ferraille, dont une partie sera évacuée via les quais de Bassens. Les autres déchets emprunteront les filières de traitement dédiées.

"Ces opérations de déconstruction menées par la Marine nationale confirment le besoin d’une filière industrielle, dans un contexte marqué par la fin de cycle de vie programmée de nombreux navires militaires", estime le GPMB.

Elles confortent aussi les derniers investissements menés par le GPMB (41 M€ de CA en 2022, 8100 emplois directs) pour ses infrastructures afin d’accélérer et d’optimiser les processus, depuis l’accueil des navires à la pré-déconstruction, jusqu’au découpage et au stockage des matériaux, dans un cadre sécurisé.

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