Gironde

Industrie

Collectivités territoriales

Deux nouvelles opérations d’aménagement économique pour l’Aéroparc de la métropole bordelaise

Par Romain Béteille, le 09 mai 2023

La Métropole de Bordeaux vient d’inaugurer deux nouvelles zones d’aménagement économique, basées sur le territoire de l’Aéroparc, destinées notamment à accueillir des entreprises de l’aéronautique. Prévue pour s’achever "d’ici deux ou trois ans", cette zone a déjà accueilli ses premières entreprises, qui en profitent pour investir.

La société girondine Coveris s’est installée dans ses nouveaux locaux au Haillan dans une des deux nouvelles zones d’activité de l’Aéroparc.
La société girondine Coveris s’est installée dans ses nouveaux locaux au Haillan dans une des deux nouvelles zones d’activité de l’Aéroparc. — Photo : Romain Béteille

Bordeaux Métropole a inauguré le 9 mai deux nouvelles opérations d’aménagement économique pour accueillir des entreprises appartenant "de préférence" au secteur de l’aéronautique, du spatial et de la défense, mais surtout adressées à des sociétés à "haute valeur ajoutée" intégrant de la R&D. Ces nouveaux programmes, qui doivent s’achever d’ici "deux ou trois ans" et regrouper 650 emplois, sont implantés sur le territoire de l’opération d’intérêt métropolitain Aéroparc, bassin d’emplois de plus de 3 372 hectares à cheval entre Le Haillan, Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles visant 50 000 emplois en 2030 (47 000 en 2019), et regroupe de grands industriels de la filière, de Dassault à Ariane Group en passant par Sabena Technics, Thales ou Safran.

130 500 mètres carrés

La première opération, baptisée "5 Chemins" est située sur la commune du Haillan, sur un terrain de 14,6 hectares avec des parcelles permettant la création d’environ 100 000 m2 de terrains cessibles, jusqu’à 20 % en dessous du prix du marché, pour une vingtaine de lots. 46 % des terrains sont déjà réservés ou commercialisés. Parmi les lots déjà réservés, on peut noter 5 114 m2 pour Essor ou 3 376 m2 pour la société girondine Mecacyl, qui fabrique notamment de l’hyperlubrifiant pour moteurs.

Basée sur la commune voisine de Saint-Médard-en-Jalles, la seconde opération, plus modeste, est baptisée "Galaxie 4" et s’étend sur 30 500 m2 de surface pour 11 lots. 80 % des terrains sont déjà réservés ou commercialisés, trois permis de construire ont été accordés au sociétés Bati Formes (composants métalliques de façades) pour 7 365 m2, Aircalo (aéraulique du bâtiment) pour 8 945 m2 et TemSega (équipements spécialisés pour la recherche scientifique et médicale) pour 2 000 m2. La première (200 salariés, 30 M€ de CA), dont le siège est en Seine-et-Marne, a intégré ses nouveaux locaux en début d’année en passant de 25 à 35 salariés sur place, la seconde (80 salariés, 21 M€ de CA), basée à Saint-Médard, devrait le faire d’ici à la fin de l’année et la troisième (2,13 M€ de CA en 2021), basée à Pessac, espère une livraison en 2024.

Un centre d’essais pour Coveris

Concernant les lots déjà vendus, on retrouve l’américain Steris ou la société girondine Coveris, qui a déménagé en avril dans son nouveau siège social/atelier sur un terrain de 6 844 m2 comprenant 950 m2 de bureaux (auparavant situés à Gradignan), 1 300 m2 d’atelier (transférés de Saint-Jean-d’Illac) et 450 m2 d’un nouveau "centre d’essai et de prototypage". Cette PME d’une soixantaine de salariés (pour 15,50 M€ de CA en 2021), fabricant de façades vitrées et verrières architecturales, a notamment à son actif plusieurs chantiers locaux, comme la Cité du Vin ou la façade du Hall B de l’aéroport de Bordeaux.

"Ce nouveau bâtiment permettra aux professionnels du secteur (bardeurs, façadiers) de faire leurs essais de prototypage pour l’enveloppe du bâtiment. Il va se substituer à pas mal d’allers-retours et a vocation à regrouper un maximum de matériel de test au même endroit", explique Dominique Thomasson, PDG de Coveris. L’investissement pour l’entreprise dépasse les 4 millions d’euros, dont plus d’un million pour le seul centre de prototypage qui devrait, d’ici neuf mois, accueillir ses premières machines dont un banc d’essai AEV (Air Eau Vent) prenant la forme d’un "grand mur destiné à tester l’étanchéité et la solidité des façades", termine le dirigeant.

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition