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Tribune Le private equity, une solution pour investir dans l'économie réelle

Par Christophe Quesne, directeur du marché patrimonial à la Caisse d’Épargne Normandie, le 08 juin 2021

Au cours de leurs différentes phases de développement, les entreprises non cotées sur les marchés financiers peuvent avoir besoin de fonds propres. Investir dans le "private equity" ou capital investissement est une façon concrète de les soutenir et pour l’épargnant investisseur, de donner du sens à ses placements en apportant un financement utile à l’économie réelle.

Christophe Quesne, directeur du marché patrimonial de la Caisse d’Épargne Normandie
Christophe Quesne, directeur du marché patrimonial de la Caisse d’Épargne Normandie — Photo : DR

De plus en plus d’investisseurs privés, notamment des dirigeants d’entreprise, sont intéressés par les solutions d’épargne du private equity. En apportant des fonds propres aux entreprises non cotées, l’épargnant investisseur entre dans leur capital et prend donc part à la vie de ces acteurs économiques le plus souvent très ancrés territorialement. Cette solution financière donne du sens à son épargne d’autant qu’elle peut être de proximité et performante.

Trois typologies d’entreprises sont concernées : celles qui démarrent comme les start-up avec le "capital innovation", celles déjà existantes qui ont besoin de croître avec le "capital développement", et celles cédées ou rachetées via des LBO (leverage buy out) avec le "capital transmission". Le "capital transmission" est le segment le plus dynamique du private equity. Il présente un niveau de risque moins élevé pour l’investisseur que le "capital innovation" et le "capital développement".

L’investissement en private equity peut s’effectuer sous forme de FIP (fonds d’investissement de proximité) et FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation), des véhicules offrant des avantages fiscaux.

Un placement à long terme

Investir dans le private equity, c’est aussi rechercher de la performance. Selon France Invest (association des professionnels du capital-investissement), la performance globale s’établit autour de 10 % par an en moyenne depuis son origine en 1987. Mais ce placement est à risques puisqu’il ne comporte pour l’épargnant aucune garantie en capital et en intérêts. C’est donc bien un élément de diversification patrimoniale, qui doit s’envisager de manière très mesurée, à hauteur de 5 à 10 % de la totalité de son épargne financière et avec des objectifs de long terme, le plus souvent entre 5 et 10 ans. Les porteurs de parts pourront récupérer leur mise et les plus-values éventuelles quand le désinvestissement aura été finalisé.

Des modes d’investissement variés

Celui qui veut investir dans le private equity, peut le faire en direct via des plates-formes de financement participatif ou au travers de fonds d’investissement spécialisés, disponibles dans certaines assurances vie ou accessibles dans des comptes titres et distribués par des sociétés de gestion. Aujourd’hui, la tendance est clairement à la démocratisation du capital investissement avec des tickets d’entrée abaissés, notamment dans le cadre de l’assurance vie.

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