Morbihan

Conjoncture

Point de vue A vos marques, prêts, contribuez ?

Par Ségolène Mahias, le 08 janvier 2019

En plein conflit des Gilets Jaunes, les annonces du président de la République ont concerné les salariés mais aussi les dirigeants. Comment les chefs d'entreprise morbihannais ont-ils accueilli ces mesures ? 

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

Orange, Publicis...  : la liste des grandes entreprises volontaires pour verser une prime exceptionnelle à leurs salariés s’est allongée fin 2018. Mais, c’est aussi un arbre qui cache la forêt. En pleine reprise économique, avec des entreprises peinant à retrouver leurs marges et parfois lourdement impactées par le mouvement des Gilets jaunes, cette prime volontaire n’aura sans doute que trop peu concerné les salariés morbihannais. Avec un tissu économique composé à 82 % d’entreprises comptant moins de 5 salariés, il est assez aisé de comprendre pourquoi. « Nos entreprises sont taxées, voire surtaxées. Nous nous battons pour garder le cap et conserver nos salariés.

Pour se remettre en ordre de marche, il faudrait baisser les charges sociales, cela se traduirait forcément par du pouvoir d’achat en plus et de la consommation », commente Alban Ragani, le président de l’UE Medef 56 et dirigeant de Securiteam. Le gel des taxes sur les carburants est une décision qui était localement attendue. Sans métropole mais avec deux agglomérations phares que sont Vannes et Lorient, le Morbihan compte de petites villes et des salariés qui continuent le plus souvent à se rendre au travail en voiture. La suspension de la hausse de la fiscalité sur le carburant comme la défiscalisation des heures supplémentaires sont aussi perçues comme des signaux positifs : pour les collaborateurs mais aussi pour les dirigeants qui peinent souvent à recruter à l’instar d’Hydraumatec à Ploërmel. Elle vient d’investir dans un centre d’usinage robotisé et opte pour la sous-traitance en attendant de pourvoir les cinq postes qui lui manquent. La défiscalisation des heures supplémentaires est aussi un levier. Au sein de Securiteam, ces heures peuvent représenter l’équivalent d’un treizième mois en fin d’année.

Si les entreprises semblent plutôt prêtes à assumer le rôle d’acteurs engagés du territoire dans la mesure de leurs possibilités, elles entendent aussi jouer gagnant-gagnant sans sur-fiscalité supplémentaire ou succession de nouvelles normes afin de retrouver de la visibilité et se projeter.

Ce billet a été publié dans Le Journal des Entreprises n°378, janvier 2019, édition Morbihan.

L'édito
L'édito — Photo : Le Journal des Entreprises

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