Vannes

Numérique

ByStamp appose sa signature avec son tampon connecté

Par Ségolène Mahias, le 19 mars 2019

ByStamp a crée depuis Vannes le tampon encreur 2.0. Utilisable sur smartphone ou tablette, ce tampon connecté permet de valider des procédures ou de signer des documents dématérialisés. Du commerce à l'industrie, en passant par la logistique, ses usages sont quasi-illimités.

Yann Le Bail, président de la start-up By Stamp à Vannes
La start-up vannetaise ByStamp, fondée par Yann Le Bail(à droite), Pdg et Thierry Maison, directeur général , démarre la production de tampons connectés en grand nombre. — Photo : Ségolène Mahias

Les créateurs

ByStamp est une aventure collective. « À l’origine, l’idée était de faire communiquer ensemble des smartphones », rappellent Yann Le Bail et Thierry Maison, les deux fondateurs de la start-up ByStamp. Mais cet échange d’informations entre téléphones ne convainc pas Thierry Maison. Yann Le Bail imagine alors un tampon numérique qui permet d’authentifier les procédures ou de signer des documents.

Pour les deux Vannetais, expérimentés en gestion, finance, numérique et création d’entreprise, l’aventure de cette start-up se consolide, courant 2016, avec des brevets pour protéger l’innovation. « 2016 a été l’occasion de tester ByStamp auprès de commerçants, marques, banquiers… L’accueil a été unanime », confient les deux dirigeants.

Le concept

Le tampon électronique a été imaginé pour être compact et pouvoir fonctionner hors connexion Internet. Le prix est fixé à 25 euros l’exemplaire. « Il peut-être utilisé aussi bien comme le traditionnel tampon sur les cartes de fidélité que dans une version beaucoup plus sécurisée, avec de la certification ou de la reconnaissance faciale. »

En coulisses, ByStamp a pris possession de locaux au sein du PIBS à Vannes. Sur 150 mètres carrés sont installés ses dirigeants mais aussi ses développeurs et les concepteurs des prototypes des différents tampons. L’effectif est de huit salariés, sans compter les freelances ou les sous-traitants. « En Bretagne, nous pouvons nous appuyer sur des expertises en réseaux, en électronique ou en plasturgie. » Dans le même temps, le concept a séduit une quinzaine d’investisseurs, business angels, entrepreneurs bretons et français. La start-up a déjà levé 650 000 euros et ne compte pas en rester là.

Les perspectives

2019 marque une nouvelle étape forte du développement de l’entreprise. Après avoir équipé quelque 2 000 commerces en Bretagne et quelques-uns en Allemagne, ByStamp lance la production de tampons en grand nombre. Sa cible : l’industrie, avec des contacts bien avancés avec des clients, comme EDF et Airbus. L'innovation pourrait être utilisée, dans une version très élaborée, dans des centrales nucléaires ou pour la maintenance d’avions. La société lorgne également fortement l’international avec des demandes entrantes depuis les États-Unis, l’Inde ou la Chine.

À court terme, les dirigeants peaufinent les détails d'une nouvelle levée de fonds : "1,25M€ dont 1M€ en emprunt obligataire et 250 000€ en actions." Après avoir réalisé 100 000 euros de chiffre d’affaires au cours de son premier exercice, l’entreprise confie « avoir bien progressé avec des ventes inférieures au million d’euros. »

Yann Le Bail, président de la start-up By Stamp à Vannes
La start-up vannetaise ByStamp, fondée par Yann Le Bail(à droite), Pdg et Thierry Maison, directeur général , démarre la production de tampons connectés en grand nombre. — Photo : Ségolène Mahias

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