Rennes

Transport

Le breton Oxygo met la gomme sur le scooter électrique

Par Baptiste Coupin, le 25 novembre 2022

Fraîchement arrivé sur le marché des scooters électriques en 2020, le rennais Oxygo est déjà bien ancré dans le paysage français avec 14 modèles derrière son enseigne. Ses produits, commercialisés par des revendeurs, répondent aux nouveaux besoins en mobilité. Oxygo diversifie son offre et prévoit d’emménager dans un nouvel atelier de 1 000 m2 pour la rentrée 2023.

Un scooter électrique conçu, fabriqué et assemblé par Oxygo. La marque bretonne compte 14 modèles sur le marché.
Un scooter électrique conçu, fabriqué et assemblé par Oxygo. La marque bretonne compte 14 modèles sur le marché. — Photo : Oxygo

Passer de la vente en gros de tomates aux scooters, il n’y a qu’un pas qu’Olivier Bigot, président d’Oxygo, a franchi. L’ancien directeur général du distributeur de produits frais rennais Ame Haslé pilote aujourd’hui une start-up spécialisée dans la mobilité verte, et plus spécifiquement dans la conception et la commercialisation de scooters électriques. L’entreprise a son siège social à Rennes mais son outil de travail à Saint-Malo, à la Gâtinais. Elle compte quatre associés (des amis de lycée de 30 ans) et neuf salariés et prévoit de réaliser près de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022.

Une joint-venture à Shanghai

La société bretonne, née en février 2020 en plein Covid, avance vite pour répondre aux nouveaux usages de mobilité, notamment dans les zones urbaines. En 2021, Oxygo a placé 500 scooters auprès de son réseau de 250 distributeurs en France et en Europe (à 90 % des concessions automobiles, NDLR). Fin 2022, la start-up est sur un rythme annuel de livraison de 1 500 scooters. "C’est bien cadencé et bien organisé", sourit Olivier Bigot, qui peut compter sur une équipe d’électriciens expérimentés pour finir d’assembler les 2 roues dans l’atelier malouin. La SAS s’appuie sur une joint-venture implantée à Shanghai (Chine), qui lui envoie sous containers les carcasses des véhicules. Les modèles d’Oxygo reproduisent soit des modèles qui existent déjà "mais adaptés aux tailles européennes et customisés aux couleurs locales", soit "des modèles créés de A à Z" pour répondre aux attentes du client. L’intention de l’entrepreneur est de tendre vers un approvisionnement local. Les selles des scooters Oxygo sont déjà conçues à Ploubalay dans les Côtes-d’Armor. La start-up a pris contact avec l’équipementier Valeo et des sous-traitants de Stellantis pour développer ce sourcing de proximité. La pièce maîtresse de ses engins est la batterie électrique. Ayant une technologie proche des vélos électriques, elle se recharge en 4 heures.

Quatorze modèles de scooters

L’enseigne compte 14 modèles de scooters sur le marché (dont une entrée de gamme à 1 500 euros). Un 15e véhicule, "capable de rouler sur autoroute", sera dévoilé en février 2023. Oxygo avance vite sur un marché porteur. En 2021, près de 175 000 nouveaux véhicules électriques ont été immatriculés en France. La réglementation est favorable à leurs propriétaires (notamment les entreprises) qui peuvent obtenir des aides de l’État grâce au bonus écologique. Olivier Bigot estime qu’Oxygo représente à ce jour 6 % des parts de marché du scooter électrique en France, derrière BMW, Ligier (La Poste) et Vespa. Ses clients finaux sont des professionnels : sociétés commerciales, collectivités… Souhaitant pousser plus loin son avantage, l’entreprise diversifie son offre. Elle se lance dans la voiture sans permis électrique et les triporteurs électriques pour avoir des produits "qui ne dépendent pas de la saisonnalité".

Une nouvelle usine va bientôt lui permettre d’augmenter les volumes. Oxygo a préempté un terrain sur la zone Atalante Saint-Malo pour y faire construire une nouvelle unité d’une superficie de 1 000 m². L'emménagement est prévu pour la rentrée 2023. Les associés bretons investissent 900 000 euros dans cet équipement. En 2023, Oxygo vise entre 3,5 et 4 millions d’euros de chiffre d’affaires et prévoit de porter une vingtaine d’emplois.

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