Industrie

L'atelier de l'Argoat : Une nouvelle marque pour l'andouille

Par Virginie Monvoisin, le 05 février 2010

L'Atelier de l'Argoat, fondé il y a 35 ans à Plélan-le-Grand, était surtout connu des distributeurs. Aujourd'hui, l'entreprise souhaite devenir visible des consommateurs, en lançant sa marque propre dans les rayons libre-service des GMS.
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Lorsque Joël Tingaud reprend l'Atelier de l'Argoat en 2004, son objectif est d'abord de changer la façon de travailler, pour impliquer davantage les hommes dans la fabrication de la ?véritable andouille de Guémené à l'ancienne?, produit phare de l'entreprise. Challenge remporté: «nous avons détaylorisé la fabrication de l'andouille», indique le P-dg. Une façon de faire, «plus basée sur les valeurs que sur les volumes», qui a entraîné une baisse de la productivité. Il faut donc désormais amener l'entreprise à plus de rentabilité. Pour cela, l'Atelier de l'Argoat a embauché plus de 25 personnes en cinq ans.




Une identité visuelle

Mais l'ambition de l'Atelier de l'Argoat est aussi de se reconstruire une visibilité. Depuis janvier2010, les andouilles ne sont plus seulement fabriquées pour les rayons coupe des grandes surfaces, mais aussi conditionnées en formats plus petits, destinés aux rayons libre-service des GSM (qui représentent 70% des clients de l'entreprise, les autres étant des grossistes ou la RHF). «Nous avons travaillé sur notre identité visuelle», indique Joël Tingaud en présentant ses étiquettes, qui seront apposées sur les produits comme l'andouille, mais aussi sur les andouillettes, autre spécialité de la maison.




Action environnementale

«C'est une nouvelle ambition qui n'est possible que parce que nous avons acquis une reconnaissance auprès des banquiers notamment, mais aussi au niveau environnemental, ce qui nous valorise», poursuit le P-dg. En effet, l'Atelier de l'Argoat a reçu en décembre le prix ?environnement et entreprise? au salon Pollutec, pour sa transformation des graisses animales en bio-combustibles. Il s'agit là d'une technique nouvelle qui permet de réduire les déchets, de les valoriser, et donc de faire des économies (-65% dans l'assainissement des déchets, économie de 70% sur la consommation de gaz et -25% en électricité!)... Le procédé, développé par la société Biothermie est en passe d'être vendu à d'autres entreprises.




Agrandissement de l'usine

Avec ces travaux de chaudière (investissement: 380.000 €) et l'augmentation de la production, l'entreprise aura bientôt besoin de locaux plus grand. Ce sera le nouvel objectif de Joël Tingaud en 2010. «Dès que nous obtenons les autorisations, nous allons agrandir la zone de laboratoire et les zones techniques pour le stockage et la préparation des commandes. Avec de nouveaux bureaux, nous allons passer au total de 1.350m² à presque 2.000 d'ici la fin de l'année». Coût de ce nouvel investissement: entre 800 et 900k€.

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