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Métallurgie

Investissement industriel

Le fabricant de rayonnages Provost investit 3 millions d’euros dans une nouvelle profileuse

Par Élodie Soury-Lavergne, le 28 novembre 2023

<p>Le fabricant de rayonnages Provost vient de réaliser un investissement conséquent dans une nouvelle profileuse. Grâce à cet équipement, l’industriel nordiste peut internaliser la production de certaines pièces en acier, gagnant en réactivité et en compétitivité.</p>

Provost vient d’investir dans une nouvelle profileuse sur son usine d'Halluin (Nord). Lui permettant de  lancer une nouvelle gamme de rayonnages de type cantilever, destinés au stockage de charges longues ( jusqu'à 12 m de hauteur).
Provost vient d’investir dans une nouvelle profileuse sur son usine d'Halluin (Nord). Lui permettant de  lancer une nouvelle gamme de rayonnages de type cantilever, destinés au stockage de charges longues ( jusqu'à 12 m de hauteur). — Photo : Provost

Le groupe Provost vient d’investir 3 millions d’euros dans une nouvelle profileuse. Installée au sein de l’usine d’Halluin (Nord), cette machine représente la plus grosse ligne de production du site. Elle permet d’internaliser la fabrication d’une partie des pièces des rayonnages de la nouvelle gamme Cantipro 3. L’industriel nordiste, dont le siège se situe à Neuville-en-Ferrain, emploie quelque 800 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 160 millions d’euros. Provost est une ETI familiale, dont 85 % du capital est détenu par les deux filles du fondateur. Les 15 % restants sont entre les mains des salariés, de banques et d’un investisseur historique.

Une nouvelle gamme de rayonnage

Provost conçoit, fabrique et commercialise des rayonnages principalement. Mais aussi du matériel de manutention (diables, chariots de préparation de commandes, etc.) ainsi que des équipements industriels, comme des établis.

Ses clients se situent dans différents secteurs d’activité, depuis la GMS jusqu’aux cabinets de notaires, en passant par les entreprises industrielles et de logistique, ainsi que les administrations et collectivités. "Nos clients sont en majorité des PME/PMI. Nous sommes sur un rythme moyen de 30 000 commandes par an, avec une commande moyenne à 4 500 euros", précise François Bontemps, le directeur général.

Trois millions d’euros investis dans une seule machine, c’est un montant important pour le groupe qui porte ce projet depuis presque trois ans. À titre de comparaison, Provost réalise en moyenne 4 millions d’euros d’investissements par an, dans différentes opérations, "dont beaucoup de maintenance". Cette profileuse permet à l’industriel de lancer une nouvelle gamme de produits, le Cantipro 3. Il s’agit d’un rayonnage de type cantilever, destiné au stockage de charges longues (tubes en acier ou PVC, plaques de bois, etc.) et ce, jusqu’à 12 mètres de hauteur.

La profileuse permet d’internaliser la production de certaines pièces en acier, pour gagner en compétitivité et en réactivité. Ce nouvel équipement est opérationnel depuis décembre. "Avec lui, nous anticipons par ailleurs l’arrivée sous deux ans d’une nouvelle norme européenne de sécurité", ajoute le DG.

Un développement en dehors de l’Hexagone

Provost possède au total six sites de production, en France, mais aussi ailleurs en Europe. Le développement en dehors de l’Hexagone, réalisé par croissance organique et externe, répond lui aussi à un souci de compétitivité. Provost cible les pays de l’Est, notamment la Pologne. "Nous fabriquons en Pologne les produits gourmands en main-d’œuvre, ceux qui sont mécano-soudés ou la tôlerie", explique le directeur général. Le groupe réalise également du profilage en Pologne, à destination des marchés polonais et allemands. "Nous comptons doubler la production réalisée là-bas pour les marchés locaux, afin de limiter les coûts liés au transport de l’acier".

Provost mise également sur l’Europe du Sud, avec le rachat en 2019 d’une unité de mécano-soudure, en petites séries, au Portugal. D’autres acquisitions suivront : le groupe réalise 30 % de son chiffre d’affaires à l’export, avec "l’objectif de prendre davantage de parts de marché en Allemagne notamment, mais aussi en Espagne et au Portugal. La France reste toutefois notre premier marché", indique le directeur général.

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