Somme

Énergie

Après l'éolien, H2air se développe dans le photovoltaïque

Par Lise Verbeke, le 02 juillet 2021

Constructeur et exploitant indépendant de parcs éoliens, H2air poursuit sa croissance. Cette PME, basée à Amiens (Somme), a récemment installé un bureau à Beyrouth et se positionne également sur le marché du photovoltaïque.

H2air a mis en service le parc éolien des Tulipes en 2021 dans la Somme.
H2air a mis en service le parc éolien des Tulipes en 2021 dans la Somme. — Photo : Iminance

Créé en 2008, à Amiens (Somme), H2air développe, construit et exploite des parcs éoliens. Au fil du temps, la PME s’est imposée dans le secteur comme l’un des rares producteurs indépendants d’électricité renouvelable, qu’elle revend auprès de distributeurs comme EDF. Ayant démarré avec une dizaine de salariés, elle en compte aujourd’hui 70 et possède quatre sites en France, à Nancy, Tours, Aix-en-Provence et Toulouse. H2air affichait en 2019 un chiffre d’affaires de 6,6 millions d’euros.

Prise de risques

L’entreprise est dirigée par Roy Mahfouz, un ingénieur en construction navale convaincu avant l’heure de l’importance de la transition énergétique. H2air a donc pris une longueur d’avance dans ce secteur et affiche 250 mégawatts en exploitation, l’équivalent de 250 000 foyers alimentés en énergies renouvelables. "Nous avons commencé en Picardie, détaille le dirigeant, car la politique était favorable à l’implantation d’éoliennes, et il y a un gros potentiel. La géographie et la topographie s’y prêtent. L’habitat est groupé, il y a des zones de vide, et le vent est favorable."

Chaque projet est une prise de risque importante pour la PME, car il doit passer par une dizaine d’étapes : concertations, études environnementales, autorisations, financements, construction et enfin mise en service. "En moyenne, les projets mettent sept ans à aboutir. Les dossiers sont de plus en plus épais, de plus en plus longs, ajoute Roy Mahfouz. Nous avons de l'expérience, mais pour une entreprise qui souhaite se lancer aujourd’hui dans le secteur, c’est beaucoup plus difficile."

La PME travaille essentiellement sur le marché français mais regarde désormais à l’international. Elle a ouvert en 2020 un bureau à Beyrouth, ville où a grandi Roy Mahfouz. Ce bureau démarre avec deux collaborateurs. "C’est le début, l’idée étant de nous développer dans le nord et l’est de la Méditerranée", confie le dirigeant.

Une diversification dans le photovoltaïque

La maturité acquise dans l’éolien a poussé H2air à se positionner, dès 2018, sur le marché du photovoltaïque, à la fois au sol et flottant. Une dizaine de projets sont en cours, essentiellement en Gironde, dans les Landes et l’Allier. "Les contraintes géographiques et topographiques pour l’implantation de panneaux photovoltaïques sont moindres par rapport à l’éolien, le marché est donc plus conséquent, même si la concurrence est forte", précise l’entrepreneur. Une dizaine de salariés est chargée de ce nouveau secteur et l’entreprise prévoit d’en embaucher une dizaine d’autres dans les mois à venir.

La PME travaille notamment à la revalorisation d’anciens sites industriels. "Par exemple d’anciennes carrières en eau, explique Émilie Thérouin, porte-parole d’H2air, où les activités type plaisance sont interdites mais où nous pouvons installer du photovoltaïque flottant." Dans l’Allier, la PME a également mis en place un partenariat avec un agriculteur pour faire de l’agrivoltaïsme, une pratique qui consiste à protéger certaines cultures des aléas climatiques, à l’aide de panneaux photovoltaïques orientables et placés en hauteur.

H2air a mis en service le parc éolien des Tulipes en 2021 dans la Somme.
H2air a mis en service le parc éolien des Tulipes en 2021 dans la Somme. — Photo : Iminance

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