Côtes-d'Armor

Agroalimentaire

Le Gouessant se diversifie dans les légumes prêts à l’emploi

Par Julien Uguet, le 12 décembre 2018

La coopérative de nutrition animale de Lamballe Le Gouessant confirme sa volonté de se diversifier sur le créneau du prêt-à-l’emploi avec une nouvelle usine de transformation de ses pommes de terre, carottes et navets.

Patrick Aulard, directeur du pôle alimentaire de la coopérative agricole bretonne Gouessant.
Patrick Aulard, directeur du pôle alimentaire de la coopérative agricole bretonne Gouessant. — Photo : Soizic Quéro

Historiquement spécialisée dans la nutrition animale à destination de toutes les filières, la coopérative bretonne Le Gouessant a entamé, depuis cinq ans, un processus de diversification en aval. Matérialisée par la marque Terres de Breizh, vendue en GMS et permettant de valoriser la production de 200 adhérents engagés dans la démarche qualité « La Ferme des 4 Soleils », cette initiative se tourne désormais vers la restauration. Elle vient de mettre en service une unité de transformation de légumes à Lamballe pour laquelle plus de 3 millions d’euros ont été investis.

Accompagner les adhérents

Outre les emblématiques pommes de terre, fer de lance du Gouessant, l’entreprise proposera des carottes et des navets blanchis, cuits et découpés. « Nous avons retravaillé et élargi l’offre des produits afin de proposer une véritable profondeur de gamme, précise Patrick Aulard, directeur du pôle alimentaire du Gouessant (17 millions d’euros de chiffre d’affaires sur un total de 510 millions d’euros). D’autres produits tuberculeux devraient suivre au fil des années et de l’engagement de production de nos agriculteurs. »

Une marque dédiée

Commercialisées sous la marque Légum’Party, les pommes de terre et carottes présentées en dés ou en lamelles affichent une promesse claire : offrir aux consommateurs des produits locaux de qualité. « Les études que nous avons menées prouvent que l’origine France, et encore plus Bretagne au niveau régional, est payante. À nous de mettre cela en musique techniquement et commercialement pour tenir cette promesse. Clairement, par exemple, il nous arrivera de ne pas proposer certains produits à certaines périodes de l’année si nos stocks ne sont pas suffisants. Pas question de proposer des produits importés de Belgique ou d’Allemagne  », martèle Patrick Aulard.

Un process unique

Au niveau technologique, Le Gouessant s’est doté de nouveaux équipements et d’un process de fabrication permettant d’assurer une qualité gustative unique. « Grâce à la coupe canon, nous pouvons faire des moitiés ou des quarts de légumes. Nous avons aussi opté pour un processus de cuisson et de refroidissement individuel et en ligne, contrairement aux pratiques actuelles où la cuisson s’effectue après l’ensachage », détaille Patrick Aulard. Le groupe a notamment collaboré avec le centre culinaire contemporain de Rennes pour tester différents types de cuisson.

Vers la grande distribution

Avec l’introduction des nouveaux légumes, la capacité de production annuelle du Gouessant doit passer de 7  000 à 20  000 tonnes par an. « Notre ambition est d’atteindre un premier palier de 17  000 tonnes en 2021. » Au-delà des industriels bretons, la coopérative ambitionne un développement national en restauration hors domicile et vers les cuisines de collectivités. Une gamme bio, qui représente 5  % de l’offre, est également déclinée afin de s’inscrire dans les nouvelles tendances de consommation. « Nous regardons aussi la grande distribution, mais les clés d’entrée ne sont pas identiques. Nous gardons cela à l’esprit. »

Patrick Aulard, directeur du pôle alimentaire de la coopérative agricole bretonne Gouessant.
Patrick Aulard, directeur du pôle alimentaire de la coopérative agricole bretonne Gouessant. — Photo : Soizic Quéro

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